Akizuki, la petite Kyôto de Fukuoka

Akizuki (秋月) est un petit village se trouvant dans la ville d’Asakura, collée à la préfecture d’Ôita et tout au sud de la préfecture de Fukuoka. Le village est l’une des nombreuses villes-château japonaises mais l’une des plus anciennes. Aussi appelé « la petite Kyôto de Kyûshû » ou « la petite Kyôto de Chikuzen », Akizuki  a pour attraction principale les ruines de son château. 500 000 touristes viennent admirer cerisiers et érables chaque année.

Megane-bashi, Akizuki, ville d'Asakura, Fukuoka
Megane-bashi

Un peu d’histoire.
Nous sommes au XIVème siècle. Le clan Akizuki (秋月氏) est établi dans la préfecture de Chikuzen (筑前国, ancienne préfecture se trouvant en lieu et place de Fukuoka)  depuis près de 200 ans quand il arrive au pouvoir et dirige la préfecture de jusqu’ à la fin du XVIème siècle. Ils construisent alors un château. A la restauration Meiji en 1868, le clan Akizuki se rebelle contre le pouvoir en place, leur reprochant la trop rapide occidentalisation du pays. Ils perdent leur combat, leur château fut détruit en 1871 et les ruines laissées à l’abandon.

Akizuki est un village qui se mérite puisque depuis la gare d’Hakata il faut prendre deux trains et un bus. Le trajet prend en tout 1h30.
Malheureusement il y avait une foule impressionnante. La route menant au village était complètement bouchée (on est descendu du bus en cours de route pour continuer à pieds et on a bien fait !) et les ruelles du village encombrée par des dizaines de véhicules faisant la queue pour essayer de rejoindre le parking. De ce fait, au lieu d’admirer le bourg comme il se doit (c’est vraiment très joli), on a passé notre temps à slalomer entre les voitures dans le village et à faire attention à ne pas glisser dans les trous entre la route et les habitations. Mais nous avons eu une belle récompense car les érables étaient magnifiques, nous offrant tantôt un spectacle enchanteur de jolies feuilles rouges balayées par le soleil, tantôt de beaux tapis de feuilles de ginkgo jaunes où on aimerait jouer dedans, comme lorsque nous étions enfants.

Les ruines du château se trouvent en grande partie au sein du collège d’Akizuki qui n’est pas accessible au public. Néanmoins, on peut admirer deux anciennes portes la Kuromon (黒門) et la Nagayamon (長屋門), qui est la seule à être à son emplacement initial, ainsi qu’un pont et quelques murs. Juste à côté du château il y a le sanctauaire Suiyô (垂裕神社) et un peu plus loin, dans les hauteurs, le temple Nisshho-in (日照院). Pour accéder au château on passe par une longue rue piétonne bordée de cerisiers avec beaucoup de boutiques de souvenirs traditionnels et d’échoppes de restauration (glaces, mochis et autres gâteaux).

J’ai beaucoup aimé le megane-bashi, à l’entrée du village (vieux de 200 ans) et les différentes plantations de poires et pommes qui permettent de récolter les fruits nous-mêmes. A refaire en saison car c’était un peu tard.

Akizuki, ville d'Asakura, Fukuoka

Akizuki, ville d'Asakura, Fukuoka

Megane-bashi, Akizuki, ville d'Asakura, Fukuoka

Depuis le Megane-bashi, Akizuki, ville d'Asakura, Fukuoka

Megane-bashi, Akizuki, ville d'Asakura, Fukuoka
Plan du village d'Akizuki, ville d'Asakura, Fukuoka

Mujin uriba, ou les boutiques japonaises sans vendeurs

Akizuki ou la petite Kyôto de Kyûshû

Akizuki ou la petite Kyôto de Kyûshû

Ruines du château d'Akizuki, porte Nagaya
Porte Nagayamon
près des ruines du château d'Akizuki et du sanctuaire Suiyo

Feuilles de ginkgo

Erables rouges, momiji près des ruines du château d'Akizuki et du sanctuaire Suiyo
Collège d'Akizuki
Le collège d’Akizuki, on y entend des voix la nuit paraît-il.
Erables rouges, momiji à Akizuki

Erables rouges, momiji à Akizuki

Erables rouges, momiji à Akizuki

Kuromon, ruines du château d'Akizuki, ville d'Asakura, Fukuoka
Porte Kuromon
Akizuki, ville d'Asakura, Fukuoka

Au retour, plus un chat !


Depuis la gare d’Hakata :
– Prendre la ligne Kagoshima (direction Kurume) jusqu’ à Kiyama (22 minutes, 460 yens).
– A Kiyama, changer pour la ligne Amatetsu Amagi, jusqu’au terminus Amagi (Amatetsu) » (27 minutes, 360 yens).
– Devant la gare, prendre le bus touristique d’Akizuki et descendre au 14ème arrêt « Megane-bashi » (目鏡橋) (20 minutes, 320 yens).

Depuis la gare Nishitetsu Fukuoka (Tenjin) : 
– Prendre la Nishitetsu Tenjin-Omuta (direction Kurume) jusqu’ à Miyanojin (38 minutes en express).
– A Miyanojin, changer pour la ligne Nishitetsu Amagi jusqu’au terminus Amagi (Nishitetsu ) » (38 minutes). Le tout coûte 790 yens.
– Devant la gare, prendre le bus touristique d’Akizuki et descendre au 13ème arrêt « Megane-bashi » (目鏡橋) (18 minutes, 320 yens).

Les week-ends d’affluence (en période des cerisiers et des érables), la voiture est absolument à proscrire. Il n’y a qu’une route pour rejoindre Akizuki, elle sera complètement bouchée et les parkings complets.  le mieux reste les transports en commun, ça paraît long mais au final on y gagne.

De passage sur Akizuki et ras le bol de la cuisine japonaise ? Foncez chez Tsuki to kame (月と亀), littéralement « la lune et la tortue » pour un délicieux curry indien servi dans un restaurant à la décoration mi-japonaise mi-européenne. Les curry (au poulet, au porc, aux crustacés ou le curry du jour) sont servis avec une salade et selon votre choix, un biscuit de fève ou un yaourt avec sa confiture maison. Le menu, beaucoup plus copieux comporte en plus une soupe, une deuxième curry aux fèves.
En résumé, un curry indien servi dans une maison traditionnelle japonaise à la décoration d’inspiration japonaise et européenne.

Restaurant de curry indien, Tsuki to Kame, Akizuki
Le menu, très joliment illustré.
Curry au poulet, Restaurant de curry indien, Tsuki to Kame, Akizuki
Curry au poulet
Restaurant de curry indien, Tsuki to Kame, Akizuki

ACCÈS ET INFORMATIONS PRATIQUES

TSUKI TO KAME
Adresse
614, Akizuki, Asakura City, Fukuoka

Prix :
à partir de 850 yens

Horaires :
ouvert de 12h à 20h en semaine et de  11h à 16h le week-end et jours fériés.
Fermeture hebdomadaire le jeudi.

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Par un doux matin de février

Ce matin, voulant profiter d’une des premières journées de beau temps depuis quelques semaines, j’ai décidé de me lever tôt pour profiter de la ville encore en sommeil et du calme matinal pour aller me balader dans le plus grand parc de Fukuoka  Ôhori-kôen (大濠公園). Il est 7h, le soleil est levé depuis quelques minutes,  j’enfourche mon vélo et c’est parti ! Je commence par faire le tour du lac.
 

Il peut se faire à pieds, en courant ou en vélo facilement grâce aux trois pistes bien délimitées qui permettent de ne pas gêner les autres personnes, ni de slalomer entre les piétons.

Oh ! Une citrouille ! Cette oeuvre de Kusama Yayoi est principalement célèbre grâce à sa version se trouvant sur l’île musée de Naoshima mais le musée d’art de Fukuoka, devant lequel je me trouve, en possède une version plus petite.

Puis j’ai coupé par les petites îles au centre du lac. Ici les mouettes préfèrent le calme du parc au petit matin plutôt que la mer, pourtant toute proche tandis que les hérons guettent les corbeaux qui leur tournent autour.

On peut faire des promenades en barque ou grimper dans des pédalos en forme de cygne un peu effrayants. En attendant l’heure d’ouverture de l’embarcadère, ils attendent sagement en groupe au milieu du lac. Une balade en barque vous coûtera 600Y pour 30 minutes, tandis que les cygnes vous coûteront 1000Y les 30 minutes. Ouvert chaque jour de 11h (semaine) ou 10h (week-end) à 18h.

Petit crochet par le parc adjacent de Maizuru pour admirer les pruniers en fleur comme l’an passé avant de grimper sur les remparts du donjon, aujourd’hui détruit, du château de la ville d’où on a une superbe vue.


Le château de Fukuoka ou Fukuoka-jô (福岡城), aussi appelé Maizuru-jô (舞鶴城) ou Seki-jô (石城) était un château bâti au XVIIème siècle. Il en est reste très peu de traces, la plupart des bâtiments ont été brûlés, détruits ou laissés à l’abandon. D’importantes fouilles archéologiques sont en cours pour mettre à jour de nouveaux vestiges.

Quand les cerisiers seront en fleur, la vue sera encore plus poétique.

Un paquet de mouchoirs tout mignon, tombé du sac ou des poches de sa/son propriétaire, attendant posé au milieu d’un chemin que l’on vienne le récupérer.