Undôkai – la fête du sport

Samedi dernier, j’ai eu la chance de pouvoir assister à un undôkai (運動会) : fête du sport d’une école japonaise. L’undôkai est pratiquée dans toutes les écoles de la maternelle au lycée et c’est un des deux grands rendez-vous de l’automne (l’autre étant la fête de la culture, bunkasai).
C’est que mon copain japonais est professeur en école maternelle et il m’a donc invitée. Bon en fait c’est ouvert à tout le monde mais en général les gens ne viennent pas si ils n’ont aucun lien avec un enfant. D’ailleurs, n’ayant moi-même pas de lien avec les enfants, étant étrangère et sachant qu’il n’y a aucun enfant étranger ou moitié japonais dans l’école de mon chéri, j’angoissais d’y aller. Après avoir passé quelques minutes à tergiverser devant l’entrée de l’école primaire où était organisé la fête, j’ai pris mon courage à deux mains et suis entrée.

Undôkai, Fukuoka
De grande tentes blanches au nom de l’école maternelle avait été disposées en cercle et au milieu évoluaient les enfants. Des drapeaux du monde entier avaient été disposés en guirlande pour égayer le tout.
La fête avait déjà commencé et les épreuves se sont succédé à un rythme soutenu. Il y avait beaucoup de choses : course à pieds, exercices d’équilibre et de concentration, lancer de balles dans un filet, chorégraphies, acrobaties etc… Leurs numéros étaient impressionnants. Je ne pensais pas qu’un petit de 5 ans pouvait faire une roue à une main. Tout cela est le fruit de près d’un mois d’entraînement quotidien.

J’ai été impressionnée par les enfants dont la capacité de concentration était exemplaire. Il y avait bien sûr quelques enfants difficiles à tenir mais dans l’ensemble ils étaient disciplinés, à l’écoute et par dessus tout heureux et fiers de montrer ce qu’ils savaient faire. Ce n’est pas pour autant qu’ils vont faire coucou à papa / maman, non chacun reste concentré sur ce qu’il a à faire.

Quelques autres points m’ont particulièrement marquée : 
– Les enfants et les professeurs étaient pieds nus. La cour des écoles primaires japonaises est composée de sable avec des petits cailloux mais ça n’avait l’air de déranger personne. D’ailleurs, pour les habituer au froid, au chaud, au vent et à la pluie, les enfants sont en short toute l’année.

– Les enfants saluent à la japonaise (s’inclinent) dés deux ans, deux ans et demi. C’est extrêmement mignon à voir.

– Tous les petits ont été encouragés et félicités. En maternelle, pas d’équipe et pas de perdants. Chacun reçoit une médaille en papier personnalisée lors de leur dernière épreuve avec la mention « ganbarimashita » (tu as fait de ton mieux). J’aime beaucoup l’éducation à la japonaise, je trouve cela très sain.

Undôkai, Fukuoka

Undôkai, Fukuoka

Il y avait beaucoup de monde. Sans le savoir j’étais postée près de la tente de la classe dont mon copain est responsable. Mais étant très occupé il ne m’a remarqué que lorsque ce fut la course-relais des professeurs. Car dans un undôkai, les professeurs et les parents ont aussi leur épreuve ! C’est une grande fête familiale où viennent grands-parents, oncles et tantes et cousins et tout le monde participe.

Undôkai, Fukuoka

La fête a duré jusqu’au milieu de l’après-midi avec une pause déjeuner d’une heure. N’ayant rien à faire et mon copain ne pouvant pas manger avec moi je suis rentrée pendant cette pause.
Sur le chemin du retour, le riz, dont les plans avaient atteint une belle couleur vert tendre/jaune, était en pleine moisson. Le contraste avec le ciel bleu, dénué de tout nuage était magnifique.

Banlieue de Fukuoka

Rizière en banlieue de Fukuoka

Le festival des lanternes de Muromi-gawa

Tous les passionnés du Japon connaissent les festivals de lanternes de Nagasaki, Tôkyô ou encore Kumamoto.  Mais saviez-vous que Fukuoka a deux (plus modestes) festivals?  Il y a celui le Hakata Tômyô Watching et le Muromi-gawa Tômyô Matsuri.
C’est ce dernier que je suis allée voir samedi soir après deux essais infructueux en 2012 (annulé pour cause de pluie) et 2013 (projets pour la soirée).

Festival des lanternes de Muromi-gawa

Créé en 2000, le festival est assez peu connu du manque de promo. Pour le promouvoir, pas de site internet mais un blog tout en japonais, une petite note sur le site officiel de l’arrondissement et quelques affiches dans le métro. De ce fait peu de personnes en dehors des habitants de l’arrondissement de  Jônan connaissent ce festival.

Le festival est très facile d’accès : 3 minutes à pieds de la station Jiromaru (次郎丸駅) sur la ligne Nanakuma (七隈線). Depuis la gare de shinkansen d’Hakata il faut compter environ 40 minutes avec un changement de métro.

Cette année, le thème était : l’orchestre des insectes (虫のオーケストラ) .  En fait il y avait des créations de toute sortes !

Festival des lanternes de Muromi-gawa

Festival des lanternes de Muromi-gawa

Festival des lanternes de Muromi-gawa

Festival des lanternes de Muromi-gawa

Festival des lanternes de Muromi-gawa

Festival des lanternes de Muromi-gawa

Festival des lanternes de Muromi-gawa

Festival des lanternes de Muromi-gawa

Le temps d’une soirée, de 18 à 21 heure, les bougies des lanternes se sont consommées faisant la joie des petits et des grands. J’ai passé une excellente soirée, j’aurais pu rester des heures à observer ces petits lanternes à lumière vacillante.

J’ai préféré le Hakata Tômyô Watching car à Muromi, on était pas assez en hauteur pour bien profiter des dessins. Malgré tout, c’est formidable de faire un aussi joli travail car contrairement à celui d’Hakata, le festival de Muromi-gawa n’a pasde gros moyens et est organisé par un tout petit groupe de bénévole de quartier. Je suis admirative de leur travail et espère pouvoir me joindre au staff l’an prochain. En attendant j’ai envoyé un mail au staff du festival d’Hakata pour savoir si ils recherchent des bénévoles.

Merci à tous pour vos nombreux e-mails. Récemment le nombre de demandes un peu incongrues ayant augmenté, une petite mise au point s’impose.

– Voyages au Japon : c’est avec plaisir que je peux donner quelques conseils sur une destination ou un itinéraire mais n’étant pas une agence de voyage, je ne peux pas construire tout votre parcours et/ou réserver vos hôtels.
– Demandes de réception de colis : comme dirais une célèbre publicité : « y’a pas marqué la poste ». Je n’ai ni le temps ni les moyens de passer votre commande, réceptionner les colis et de les ré-expédier. Des services comme Tenso font ca très bien. De plus pardonnez-moi mais je trouve assez deplacé de recevoir de telles demandes de la part de parfaits inconnus (« bonjour, je découvre ton blog, tu peux m’avoir cet objet stp ? »).
– Demandes matrimoniales : oui j’ai des amies japonaises, non je ne vous les présenterais pas.

Je tâche de toujours répondre (même tardivement)  à tous les e-mails mais dorénavent les messages comprenant de telles demandes ne seront plus traités. Merci de votre compréhension.

Hakata Tômyô Watching 2013

Il y a 2 semaines environ, alors que je parcourais le site du magazine Fukuoka Now (magazine gratuit sur Fukuoka à destination des étrangers de passage ou vivant ici), je suis tombée sur l’évènement  Hakata Tômyô Watching 2013 (博多灯明ウォッチング2013) qui avait lieu le soir même. La chance était avec moi car j’avais encore 1 heure pour parcourir mon quartier à la recherche des endroits décorés de lanternes (attention, photos faites avec mon iPhone : pas de bonne qualité).


En regardant la carte de l’évènement et en calculant le temps qui me restait, j’ai défini un parcours. Hésitant à prendre mon vélo, je décide finalement de partir à pieds et tant mieux car vu le monde dans les ruelles ça aurait été un calvaire que de circuler en vélo.

La ballade commence au petit square Hamaguchi-kôen (浜口公園).

Pas trop de monde dans cet endroit à l’écart des temples du quartier mais malheureusement pas de points en hauteur si ce n’est que le passage piéton surélevé mais avec les arbres couverts de feuilles, impossible de distinguer la forme globale de l’oeuvre.

Je pars en direction de. la route est très bien indiquée avec des bénévoles qui vous tendent des plans. il y a même un bus gratuit à disposition pour faire le tour du quartier. Pas mal de petites œuvres semblent être sur mon chemin mais n’ayant pas le temps de chercher, je n’en trouve pas une seule.  Néanmoins, je prends le temps d’admirer les lanternes offertes et/ou créees par les habitants et commerces d’Hakata qui bordent toutes les rues.

Mon prochain arrêt sera les alentours du temple Shofuku-ji (聖福寺). Je vous laisse regarder…

Tout ce chemin m’aura amené dans le quartier de Gion, au temple Tôchô-ji (東長時) . Petit aperçu des chemins lumineux et des lanternes.

 Vraiment très joli mais… noir de monde ! Difficile de prendre des photos sans avoir quelqu’un qui gâche la vue. Mais j’en ai bien profité quand même.
Arrivée au temple que je pensais être ma dernière visite avant de rentrer mais non ! Il me reste encore 15 minutes alors je me dépêche de rejoindre l’école élémentaire d’Hakata pour ce qui sera le point d’orgue de cette promenade. Je m’approche tout d’abord des lanternes. Leur nombre est incroyable !

Ces lanternes remplissent intégralement la cour de l’école.
Je grimpe ensuite sur le toit de l’école pour découvrir un spectacle qui me laissera sans voix…

Un dragon. Quelle magnifique façon de terminer la balade !

Déception en rentrant : les photos sont floues… Mais j’en ai pris plein les yeux et reviens enchantée de cette promenade. J’attends avec impatience le prochain évènement du genre.
J’espère vous avoir fait partager un petit bout du Fukuoka inconnu des touristes 🙂

Gakuen-sai, le festival de l’école Aso

Joyeux Noël à tous ! Comme je l’avais promis, voici un article un peu plus vie quotidienne, qui change de d’habitude.
Comme dans toutes les écoles du pays, la notre a organisé son gakusei-sai (学生祭) , festival de l’école. Celui d’Aso College Grop  est un peu particulier puisque seuls les élèves de première année l’organisent.

Festival de l'école Aso

Tout comme les années précédentes, nous, les élèves de la section japonais, avons tenu un stand de raviolis chinois (sui gyôza 水餃子). Comme 90% de la promo est composée d’élèves chinois et si on compte les de Taïwanais qui sont quand même assez proches niveau culture, ça fait quand même une écrasante majorité  : les deux vietnamiennes et moi n’avons rien eu à dire. Passons…

La préparation a commencé la semaine du 3 décembre par la création du poster, des tickets et de la vidéo « pub » de notre stand « Gyoza STYLE ». Je me suis évidemment proposée pour le design et le montage de la vidéo. Trois mois que je n’ai presque pas fait de design, ça me manquait !
J’ai eu l’autorisation spéciale d’amener mon ordi en classe et de travailler tout ça pendant les cours. Ouf, sinon je ne m’en serait jamais sortie !

Poster pour le stand de gyoza du festival de l'école Aso

Je suis allée faire imprimer les tickets et nos professeurs nous en ont distribués 5 chacun. Notre premier travail pour le festival était de les vendre à d’autres élèves ou aux professeurs. Comme j’ai pas mal d’amis dans d’autres classes, mes tickets sont partis en quelques heures et dés le lendemain j’ai aidé mes camarades à faire le tour des bâtiments pour vendre les leurs.

La suite du programme fut de tourner une pub, qui sera diffusée durant le pré-festival (zenya-sai, 前夜祭). Un vendredi après les cours, nous sommes donc partis tourner notre vidéo dans la salle des étudiants de la section Airline. Leur salle est juste super amusante et singulière donc on a absolument voulu l’utiliser : il s’agit de la reconstitution d’une cabine d’avion !
Après quelques heures de travail harassant autant pour le caméraman, le metteur en scène, les acteurs, c’était dans la boîte. je suis repassée derrière mon ordi pour monter la vidéo et voici le résultat.

Aso College Group, airline
Pendant le tournage de la vidéo
Aso College Group, airline

Le tournage a été super embarrassant pour nous les filles ! Surtout pour moi qui déteste être sur le devant de la scène, je n’arrêtais pas de rigoler (d’ailleurs ça se voit sur la dernière scène, je me retiens de rire). En plus le metteur en scène (celui avec les lunettes noires) me disait : approche-toi plus de sa bouche !!! ce qui était bien sûr hors de question puisque mon partenaire ayant la réputation d’un gros dragueur aurait pu en profiter. On a quand même passé un bon moment et le résultat en vaut la peine.
Le making-off est par ici.

Dimanche 23 décembre 2012 : préparations et pré-festival

Eh oui nous allons à l’école un dimanche ! Ce jour était prévu pour la préparation denotre salle en vue du lendemain : décors de ballons, guirlandes, affiches et dessins sur les tableaux !

Gyoza Style, festival de l'école Aso College Group
Il est écrit Les gyôza de la section japonais, Gyôza STYLE
Gyoza Style, festival de l'école Aso College Group

Festival de l'école Aso College Group

Festival de l'école Aso College Group

Festival de l'école Aso College Group
Magnifique ! 

Vers 14h, tous les élèves de l’école et les professeurs (soit plus de 2000 personnes) sont allés dans une salle spécialement louée pour l’occasion afin d’assister au pré-festival. Il s’agissait d’un show d’une heure et demi avec différentes prestations : concours de danse, élection de Mister et Miss Aso et concert du groupe de l’école : les ASO48. Le tout était entrecoupé des publicités des élèves. Inutile de préciser que la notre a rencontré le plus de succès.
Il faut dire que la plupart des classes se sont contentées de rester immobile devant la caméra avec une pancarte alors c’est sûr que la notre a fait sensation.

Pendant le show, j’ai particulièrement aimé la prestation des ASO48. Au début j’étais vraiment septique comme je n’aime pas trop le groupe qu’elles copient (AKB48) mais leurs beaux costumes, leurs chorégraphies parfaitement maîtrisées et leur clip m’ont conquise. J’avais aussi 2 amies dans le groupe, ça m’a fait plaisir de les encourager.
En MC, nous avions une personnalité comique dont j’ai oublié le nom.
En tout cas c’était juste superbe et c’est là que j’ai vu que l’école a vraiment les moyens : distribution de bâtonnets lumineux, confettis, feu d’artifice sur scène, etc…

Lundi 24 décembre 2012 : jour J

Arrivés à l’école tôt le matin sous une tempête de neige (il a neigé toute la journée, sans toutefois que ça tienne au sol) , toute la promo s’est occupée des derniers préparatifs. Comme je ne voulais pas préparer les raviolis, il a été décidé que je tiendrais la caisse avec mon amie vietnamienne. Notre travail consistait à demander aux clients si ils avaient un ticket et si ce n’était pas le cas, nous recevions leur argent en échange d’un numéro. Au final nous avons eu plus de 200 clients : une réussite. Pas mal de profs avec leur famille ainsi que des amis de l’école sont venus. Nous avons reçu pas mal de compliments sur la qualité des raviolis (et c’est vrai que c’était bon, j’en ai grignoté deux, trois en douce).

Pourtant une petite chose m’a pas mal énervée (et pourtant, il en faut beaucoup pour réussir à m’énerver) car un groupe d’élèves chinois de la classe des débutants ne faisaient rien et dés qu’on leur demandait quelque chose (en chinois) ils faisaient mine de ne pas comprendre… Ces mêmes élèves ne sont aucun efforts en japonais, on se demande pourquoi ils sont là !!
Comme j’en avait marre de leur comportement, j’ai pris une longue pause à midi pour aller aux stands de mes amis. Et quand je suis revenue il était déjà l’heure de ranger.

Au final, je ne garde que des bons souvenirs de cette journée qui a été une expérience unique et enrichissante. Comme je le disais en début d’article, ce ne sont que les premières années qui organisent le festival donc l’an prochain je serais parmi les clients.

Festival de l'école Aso
Bienvenue chez Gyoza STYLE !

Festival de l'école Aso
La photo de groupe est une tradition à laquelle on n’échappe pas au Japon