Akizuki, la petite Kyôto de Fukuoka

Akizuki (秋月) est un petit village se trouvant dans la ville d’Asakura, collée à la préfecture d’Ôita et tout au sud de la préfecture de Fukuoka. Le village est l’une des nombreuses villes-château japonaises mais l’une des plus anciennes. Aussi appelé « la petite Kyôto de Kyûshû » ou « la petite Kyôto de Chikuzen », Akizuki  a pour attraction principale les ruines de son château. 500 000 touristes viennent admirer cerisiers et érables chaque année.

Megane-bashi, Akizuki, ville d'Asakura, Fukuoka
Megane-bashi

Un peu d’histoire.
Nous sommes au XIVème siècle. Le clan Akizuki (秋月氏) est établi dans la préfecture de Chikuzen (筑前国, ancienne préfecture se trouvant en lieu et place de Fukuoka)  depuis près de 200 ans quand il arrive au pouvoir et dirige la préfecture de jusqu’ à la fin du XVIème siècle. Ils construisent alors un château. A la restauration Meiji en 1868, le clan Akizuki se rebelle contre le pouvoir en place, leur reprochant la trop rapide occidentalisation du pays. Ils perdent leur combat, leur château fut détruit en 1871 et les ruines laissées à l’abandon.

Akizuki est un village qui se mérite puisque depuis la gare d’Hakata il faut prendre deux trains et un bus. Le trajet prend en tout 1h30.
Malheureusement il y avait une foule impressionnante. La route menant au village était complètement bouchée (on est descendu du bus en cours de route pour continuer à pieds et on a bien fait !) et les ruelles du village encombrée par des dizaines de véhicules faisant la queue pour essayer de rejoindre le parking. De ce fait, au lieu d’admirer le bourg comme il se doit (c’est vraiment très joli), on a passé notre temps à slalomer entre les voitures dans le village et à faire attention à ne pas glisser dans les trous entre la route et les habitations. Mais nous avons eu une belle récompense car les érables étaient magnifiques, nous offrant tantôt un spectacle enchanteur de jolies feuilles rouges balayées par le soleil, tantôt de beaux tapis de feuilles de ginkgo jaunes où on aimerait jouer dedans, comme lorsque nous étions enfants.

Les ruines du château se trouvent en grande partie au sein du collège d’Akizuki qui n’est pas accessible au public. Néanmoins, on peut admirer deux anciennes portes la Kuromon (黒門) et la Nagayamon (長屋門), qui est la seule à être à son emplacement initial, ainsi qu’un pont et quelques murs. Juste à côté du château il y a le sanctauaire Suiyô (垂裕神社) et un peu plus loin, dans les hauteurs, le temple Nisshho-in (日照院). Pour accéder au château on passe par une longue rue piétonne bordée de cerisiers avec beaucoup de boutiques de souvenirs traditionnels et d’échoppes de restauration (glaces, mochis et autres gâteaux).

J’ai beaucoup aimé le megane-bashi, à l’entrée du village (vieux de 200 ans) et les différentes plantations de poires et pommes qui permettent de récolter les fruits nous-mêmes. A refaire en saison car c’était un peu tard.

Akizuki, ville d'Asakura, Fukuoka

Akizuki, ville d'Asakura, Fukuoka

Megane-bashi, Akizuki, ville d'Asakura, Fukuoka

Depuis le Megane-bashi, Akizuki, ville d'Asakura, Fukuoka

Megane-bashi, Akizuki, ville d'Asakura, Fukuoka
Plan du village d'Akizuki, ville d'Asakura, Fukuoka

Mujin uriba, ou les boutiques japonaises sans vendeurs

Akizuki ou la petite Kyôto de Kyûshû

Akizuki ou la petite Kyôto de Kyûshû

Ruines du château d'Akizuki, porte Nagaya
Porte Nagayamon
près des ruines du château d'Akizuki et du sanctuaire Suiyo

Feuilles de ginkgo

Erables rouges, momiji près des ruines du château d'Akizuki et du sanctuaire Suiyo
Collège d'Akizuki
Le collège d’Akizuki, on y entend des voix la nuit paraît-il.
Erables rouges, momiji à Akizuki

Erables rouges, momiji à Akizuki

Erables rouges, momiji à Akizuki

Kuromon, ruines du château d'Akizuki, ville d'Asakura, Fukuoka
Porte Kuromon
Akizuki, ville d'Asakura, Fukuoka

Au retour, plus un chat !


Depuis la gare d’Hakata :
– Prendre la ligne Kagoshima (direction Kurume) jusqu’ à Kiyama (22 minutes, 460 yens).
– A Kiyama, changer pour la ligne Amatetsu Amagi, jusqu’au terminus Amagi (Amatetsu) » (27 minutes, 360 yens).
– Devant la gare, prendre le bus touristique d’Akizuki et descendre au 14ème arrêt « Megane-bashi » (目鏡橋) (20 minutes, 320 yens).

Depuis la gare Nishitetsu Fukuoka (Tenjin) : 
– Prendre la Nishitetsu Tenjin-Omuta (direction Kurume) jusqu’ à Miyanojin (38 minutes en express).
– A Miyanojin, changer pour la ligne Nishitetsu Amagi jusqu’au terminus Amagi (Nishitetsu ) » (38 minutes). Le tout coûte 790 yens.
– Devant la gare, prendre le bus touristique d’Akizuki et descendre au 13ème arrêt « Megane-bashi » (目鏡橋) (18 minutes, 320 yens).

Les week-ends d’affluence (en période des cerisiers et des érables), la voiture est absolument à proscrire. Il n’y a qu’une route pour rejoindre Akizuki, elle sera complètement bouchée et les parkings complets.  le mieux reste les transports en commun, ça paraît long mais au final on y gagne.

De passage sur Akizuki et ras le bol de la cuisine japonaise ? Foncez chez Tsuki to kame (月と亀), littéralement « la lune et la tortue » pour un délicieux curry indien servi dans un restaurant à la décoration mi-japonaise mi-européenne. Les curry (au poulet, au porc, aux crustacés ou le curry du jour) sont servis avec une salade et selon votre choix, un biscuit de fève ou un yaourt avec sa confiture maison. Le menu, beaucoup plus copieux comporte en plus une soupe, une deuxième curry aux fèves.
En résumé, un curry indien servi dans une maison traditionnelle japonaise à la décoration d’inspiration japonaise et européenne.

Restaurant de curry indien, Tsuki to Kame, Akizuki
Le menu, très joliment illustré.
Curry au poulet, Restaurant de curry indien, Tsuki to Kame, Akizuki
Curry au poulet
Restaurant de curry indien, Tsuki to Kame, Akizuki

ACCÈS ET INFORMATIONS PRATIQUES

TSUKI TO KAME
Adresse
614, Akizuki, Asakura City, Fukuoka

Prix :
à partir de 850 yens

Horaires :
ouvert de 12h à 20h en semaine et de  11h à 16h le week-end et jours fériés.
Fermeture hebdomadaire le jeudi.

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Couleurs d’automne au temple Nomiyama Kannon

L’automne au Japon est célèbre pour ses arbres et surtout ses érables qui changent de couleur de septembre à décembre suivant les régions. A Fukuoka c’est de début à fin novembre avec le pic vers le 20, mais en ce milieu de mois, les couleurs d’automne se font attendre. Ce week-end, tout était vert à environ 80% dans la plupart des endroits. Comme la météo prévoyait du soleil, j’ai cherché un endroit où voir ne serait-ce que quelques arbres et j’ai trouvé le complexe de temples Nomiyama Kannon-ji (呑山観音寺). Selon leur site internet, c’était LE week-end pour venir voir les érables avant que les feuilles ne tombent. Je suis donc partie à la chasse aux momiji.

Momiji
Le complexe est situé en hauteur de la petite ville de Sasaguri (篠栗), en bordure de forêt à l’est de la ville de Fukuoka. Il est très peu connu et assez difficile d’accès puisque depuis la gare la plus proche (celle de Sasaguri donc) il faut parcourir huit kilomètres à pieds ou en taxi. Il y a bien un bus mais seulement le 3ème dimanche de chaque mois.
Nous sommes donc bien tombés : nous avons pris le dernier bus qui partait à 13h40 et la montée a pris 30 minutes. Nous étions les seuls. A notre arrivée nous avons vite déchanté devant le nombre de voitures mais finalement ce n’était pas plein de monde, ouf.
S’en est suivi une visite assez express pour ne pas manquer le dernier bus redescendant vers la gare 1h15 plus tard. Voici à quoi ressemble le complexe.

Plan du Nomiyama Kannon-ji

Nous avons commencé par tous les temples à gauche sur la carte car les érables n’étaient pas nombreux de ce côté. Une sorte de mise en appétit.
Il y avait beaucoup de cerisiers ce qui me fait penser que cela doit aussi être magnifique au printemps. Dans le premier temple (Hyaku Kannon-dô 百観音堂) qui comme son nom l’indique possède cent statues dorée de la déesse Kannon.
Un peu plus loin, dans un autre bâtiment, des moines étaient en pleine prière. L’intérieur était magnifique mais par respect je me suis abstenue de toute photo.

Hyaku Kannon-dô

Hyaku Kannon-dô

Hyaku Kannon-dô

Nomiyama Kannon-ji

Nomiyama Kannon-ji

Nomiyama Kannon-ji

Tenjin Chinju-sha et  Awashima Myôin Chinju-sha
(temple de Tenjin Chinju-sha (天神鎮守社) à gauche et de Awashima Myôin Chinju-sha droite qui protègent les femmes des maladies.)
 

La visite fut assez rapide et nous nous sommes ensuite dirigés vers la partie droite (sur la carte) du complexe qui est l’endroit le plus connu pour les érables. Nous y sommes allés par un petit chemin détourné où nous étions seuls au monde. Et là, les arbres nous en ont mis plein la vue.
Ce magnifique spectacle m’a complètement fait ignorer les bâtiments. Tant pis, ce n’était pas le but de la visite. Les érables ont révélé toute leur splendeur, offrant un véritable camaïeu de rouge, orange, jaune et vert tendre. Par endroit on aurait dit qu’un arc-en-ciel était venu se poser sur les arbres. Quelle chance, c’était vraiment pile poil le bon moment pour les admirer. Et encore, au niveau du chemin d’arbres devant le 天王院 (Tennô-in) ça commençait à se déplumer sérieusement.je crois qu’il n’y a rien à ajouter.

Erables japonais, momiji

Erables japonais, momiji

Erables japonais, momiji

Erables japonais, momiji et omikuji

Nomiyama Kannon

Momiji au Nomiyama Kannon

Momiji au Nomiyama Kannon

Feuille d'érable japonais

Momiji au Nomiyama Kannon

En redescendant, petit passage par le 極楽往生院 (Gokurakuojo-in), le petit étang Roku Jizô ike (六地蔵池) et le millier de statues de jizô (水子地蔵) en arrière-plan. Chacune à un visage légèrement différent et le jeu est de chercher celle qui vous ressemble le plus. On a abandonné devant le nombre impressionnant des statues.

Gokurakuojo-in

水子地蔵

Roku Jizô ike et momiji

Roku Jizô ike et momiji

水子地蔵 jizô

Roku Jizô ike et momiji

Avant de reprendre le bus, un petit coup d’œil sur cette campagne automnale vraiment superbe. Malgré l’heure, le soleil baissait sur l’horizon et ça donnait au paysage une couleur dorée.
Ca donne envie de s’installer en pleine campagne non ? Je me verrais bien habiter là, au milieu des collines et entourée d’une nature aussi jolie. Dans mon jardin un petit potager, un prunier, un cerisier et un érable pour profiter de chaque saison ainsi que quelques bambous. Dans quelques années peut-être ?

Couleurs d'automne dans la campgane japonaise

Couleurs d'automne dans la campgane japonaise

Sur un plan pratique il est possible d’y passer une partie de la journée car quelques échoppes vendent de la nourriture. Il y a pas mal de temples aux alentours donc les amoureux de randonnée se lanceront à cœur joie sur les chemins serpentants dans la forêt. D’ailleurs saviez-vous que la ville de Sasaguri est célèbre pour son pèlerinage de temples ? On connait celui des 88 temples sur Shikoku mais il existe une version miniature, ici, à Sasaguri faisable en 3/4 jours (contre 2/3 semaines pour Shikoku) mais qui comporte également 88 temples.

Pour terminer une petite explication entre momiji et kôyô qui sont deux termes s’écrivant pareil en kanjis (紅葉) mais dont le sens est différent et souvent confondu.
« Kôyô » désigne les arbres qui changent de couleur en général. On parle de « saison du kôyô » (kôyô no kisetsu, 紅葉の季節). Le mot « momiji », quant à lui a été associé aux érables japonais rouges. « Aller voir les érables » se dit « momiji-gari » (紅葉狩り). Nomiyama Kannon, il n’y avait que des érables ce qui explique le terme « momiji » employé dans le titre et le début de l’article.

ACCÈS ET INFORMATIONS PRATIQUES



NOMIYAMA-KANNON-JI
Adresse : 227-4, Hagio, Sasaguri machi, Kasuya-gun, Fukuoka
Téléphone : 092-947-4423

Prix : gratuit
Gare la plus proche : Sasaguri (Fukuhoku Yutaka Line).
Site internet 

Sortie à Umi no naka-michi

Umi no naka-michi (海の中道) est un gigantesque complexe situé au nord-est de Fukuoka. Il regroupe un grand parc, un zoo, une roseraie, des zones de jeux pour les enfants, des attractions, des jardins, un aquarium et une piscine (ouverte uniquement l’été). C’est un endroit fantastique où on peut passer la journée sans s’ennuyer.

Après avoir réglé les 410 yens qui permettent d’entrer dans le complexe (la piscine, l’aquarium et les attractions sont en supplément), nous avons commencé à chercher l’atelier création de badges qui était proposé gratuitement ce jour. Hélas, il était déjà fini. Du coup nous nous sommes dirigés vers la grande roue (500 yens) où nous avons pu admirer les décorations florales saisonnières.

Umi no naka-michi toboggans

grande roue Umi no naka-michi - Fukuoka

 grande roue Umi no naka-michi Fukuoka

Nous nous sommes ensuite dirigés vers le but de notre visite : les champs de cosmos. Comme le parc est situé entre la mer et la baie de Fukuoka, sur une langue de terre, il y fait plus froid que dans la ville et les cosmos ont une floraison plus tardive. Alors que la floraison est terminée ou presque, il est encore possible d’admirer ces fleurs d’automne pour une petite semaine à Umi no naka michi. Moins impressionnants que celui de Nokonoshima, les champs étaient quand même de bonne taille et les couleurs de cosmos variées, du violet au blanc en passant par du jaune, de l’orangé et des nuances de rose. Un petit tour sur une colline nous a permis d’avoir une belle vue sur l’ensemble.

Cosmos à Umi no naka-michi, Fukuoka

Cosmos à Umi no naka-michi, Fukuoka

Cosmos à Umi no naka-michi, Fukuoka

Cosmos à Umi no naka-michi, Fukuoka

Cosmos à Umi no naka-michi, Fukuoka

gâteau manboyaki  à Umi no naka-michi, Fukuoka

Un petit goûter plus tard (de la pâte de haricots rouges dans une pâte à crêpe, le tout en forme de poisson-lune), nous avons rejoint le petit zoo au bout du parc. J’ai beaucoup plus aimé ce zoo que celui de Kagoshima car pas trop grand et familial. Plus généralement les enclos ne sont pas entièrement fermés et les animaux en sortent régulièrement, c’est très sympa.
Il y a pas mal d’animaux de la ferme et on peut caresser des moutons, des poneys, des cochons d’inde ou encore des capybaras. Il est aussi possible de nourrir ces derniers ainsi que les cygnes qui glissent gracieusement sur le petit lac près de l’entrée.

Zoo de Umi no naka-michi, Fukuoka

Zoo de Umi no naka-michi, Fukuoka

Kapibara du zoo de Umi no naka-michi, Fukuoka

Flamands roses du zoo de Umi no naka-michi, Fukuoka

perroquet du zoo de Umi no naka-michi, Fukuoka

Le jour commençant à décliner, nous sommes doucement revenus vers l’entrée en traversant la roseraie qui est dans un cadre sublime. C’est un endroit parfait pour une séance photo, par exemple pour un mariage. La lumière jaune / orangée de ce soleil d’automne rend l’ambiance particulièrement agréable. On y croise peu de monde, surtout des couples se promenant tranquillement. C’est vraiment bucolique et une façon agréable de terminer ce bel après-midi d’automne.

Roseraie à Umi no naka-michi, Fukuoka

Roseraie à Umi no naka-michi, Fukuoka

Roseraie à Umi no naka-michi, Fukuoka

Roseraie à Umi no naka-michi, Fukuoka

Roseraie à Umi no naka-michi, Fukuoka

Roseraie à Umi no naka-michi, Fukuoka

Roseraie à Umi no naka-michi, Fukuoka

Umi no naka-michi est un endroit que je recommande fortement pour les visiteurs de passage à Fukuoka. C’est avant un tout un parc pour les familles mais il est possible aussi d’y aller entre adultes, apporter un pique-nique (ou de déjeuner dans les échoppes) et de passer une bonne journée.

ACCÈS ET INFORMATIONS PRATIQUES

UMI NO NAKA-MICHI
Adresse : 18-25, Oaza Saitozaki, Higashi-ku, Fukuoka
Téléphone : 092-603-1111

Prix : 410Y (de 15 ans à 64 ans), 210Y (plus de 65 ans) 80Y (de 6 à 14 ans) et gratuit pour les moins de 7 ans.
Horaires : ouvert 7 jours sur 7 de 9h30 à 17h30 de mars à octobre. Fermeture à 16h30 le reste de l’année.
Site internet 

Dans l’instant kawaii du jour, des douceurs d’Halloween ! Mis en vente jusqu’à hier soir (oui au Japon quand c’est plus la saison, c’est plus la saison) chez Baskin & Robbins, les parfaits, comme on appelle ça ici, étaient au chocolat ou à la citrouille. Bien sûr les décorations étaient super mignonnes !

Plat d’automne : kashiwa meshi

L’automne est déjà arrivé depuis un bon bout de temps ici. Les températures rafraichissent, les jours rétrécissent, le vent se lève et les produits d’automne sont dans tous les étalages. C’est la meilleure saison pour commencer à déguster des plats mijotés comme ce kashiwa meshi (かしわ飯), plat typique de Fukuoka.

Kashiwa meshi, plat japonais de Fukuoka

INGRÉDIENTS POUR 4 PERSONNES

– Deux cups de riz;
– Une demi-carotte;
– Quelques shiitake (frais ou séchés);
– 150 grammes de poulet;
– Un quart de gobô (grande bardane);
– 3 cuillères à soupe de sauce soja;
– 3 cuillères à soupe de saké de cuisine;
– 2 cuillères à soupe de mirin;
– 400 ml de dashi.

RÉALISATION・ Si utilisation de shiitakes séchés, les placer dans un bol d’eau pour les réhydrater.

・ Éplucher et couper la carotte en petits dés et le gobô en lamelles.

・ Une fois les shiitakes réhydratés, ôter le pied et couper le chapeau en lamelles.

・ Faites revenir le poulet dans un peu d’huile de sésame avant d’ajouter le gobô, la carotte et les shiitake. Faites cuire quelques minutes.

・ Dans la cuve du cuiseur à riz (ou casserole) ajouter le dashi, la sauce soja, le mirin et le saké et bien mélanger.

・ Ajouter le riz préalablement lavé et les autres ingrédients.

・ Laisser cuire le temps habituel et servir chaud.

Kashiwa meshi, plat japonais de Fukuoka

Le kashiwa meshi est une des nombreuses variétés de takikomi gohan (炊き込みご飯, plat de riz mijotés à la sauce soja).
Orange, marron, beige et blanc, les couleurs de ce plat font automatiquement penser à l’automne.
Délicieux mangé chaud, il peut aussi se déguster froid en onigiri ou dans un bentô. C’est le plat familial par excellence de la préfecture de Fukuoka, celui qu’on cuisine ou qu’on se fait cuisiner quand ça ne va pas fort.

Pour un délicieux menu de saison, j’ai servi ce le kashiwa meshi avec du maquereau (サバ, saba) grillé au sel, de la kabocha (variété de potiron) confite et une soupe miso.

Repas du soir japonais

Comme toute recette régionale, chaque famille à ses variantes : certaines font mariner le poulet dans un mélange de sauce soja / mirin, d’autres font cuire le riz à part et mélangent le reste des ingrédients après la cuisson ou certaines ajoutent du konnyaku.

MES PETITES ASTUCES

Si vous avez fait trop de riz, ne le placez surtout pas au réfrigérateur (il durcit et prend un goût) ! Le diviser en portions individuelles avant de les emballer dans du film transparent et de les placer au congélateur. Un petit coup de micro-onde et il sera aussi bon que juste cuit. Ceci marche aussi pour le riz blanc.

Le festival des lanternes de Muromi-gawa

Tous les passionnés du Japon connaissent les festivals de lanternes de Nagasaki, Tôkyô ou encore Kumamoto.  Mais saviez-vous que Fukuoka a deux (plus modestes) festivals?  Il y a celui le Hakata Tômyô Watching et le Muromi-gawa Tômyô Matsuri.
C’est ce dernier que je suis allée voir samedi soir après deux essais infructueux en 2012 (annulé pour cause de pluie) et 2013 (projets pour la soirée).

Festival des lanternes de Muromi-gawa

Créé en 2000, le festival est assez peu connu du manque de promo. Pour le promouvoir, pas de site internet mais un blog tout en japonais, une petite note sur le site officiel de l’arrondissement et quelques affiches dans le métro. De ce fait peu de personnes en dehors des habitants de l’arrondissement de  Jônan connaissent ce festival.

Le festival est très facile d’accès : 3 minutes à pieds de la station Jiromaru (次郎丸駅) sur la ligne Nanakuma (七隈線). Depuis la gare de shinkansen d’Hakata il faut compter environ 40 minutes avec un changement de métro.

Cette année, le thème était : l’orchestre des insectes (虫のオーケストラ) .  En fait il y avait des créations de toute sortes !

Festival des lanternes de Muromi-gawa

Festival des lanternes de Muromi-gawa

Festival des lanternes de Muromi-gawa

Festival des lanternes de Muromi-gawa

Festival des lanternes de Muromi-gawa

Festival des lanternes de Muromi-gawa

Festival des lanternes de Muromi-gawa

Festival des lanternes de Muromi-gawa

Le temps d’une soirée, de 18 à 21 heure, les bougies des lanternes se sont consommées faisant la joie des petits et des grands. J’ai passé une excellente soirée, j’aurais pu rester des heures à observer ces petits lanternes à lumière vacillante.

J’ai préféré le Hakata Tômyô Watching car à Muromi, on était pas assez en hauteur pour bien profiter des dessins. Malgré tout, c’est formidable de faire un aussi joli travail car contrairement à celui d’Hakata, le festival de Muromi-gawa n’a pasde gros moyens et est organisé par un tout petit groupe de bénévole de quartier. Je suis admirative de leur travail et espère pouvoir me joindre au staff l’an prochain. En attendant j’ai envoyé un mail au staff du festival d’Hakata pour savoir si ils recherchent des bénévoles.

Merci à tous pour vos nombreux e-mails. Récemment le nombre de demandes un peu incongrues ayant augmenté, une petite mise au point s’impose.

– Voyages au Japon : c’est avec plaisir que je peux donner quelques conseils sur une destination ou un itinéraire mais n’étant pas une agence de voyage, je ne peux pas construire tout votre parcours et/ou réserver vos hôtels.
– Demandes de réception de colis : comme dirais une célèbre publicité : « y’a pas marqué la poste ». Je n’ai ni le temps ni les moyens de passer votre commande, réceptionner les colis et de les ré-expédier. Des services comme Tenso font ca très bien. De plus pardonnez-moi mais je trouve assez deplacé de recevoir de telles demandes de la part de parfaits inconnus (« bonjour, je découvre ton blog, tu peux m’avoir cet objet stp ? »).
– Demandes matrimoniales : oui j’ai des amies japonaises, non je ne vous les présenterais pas.

Je tâche de toujours répondre (même tardivement)  à tous les e-mails mais dorénavent les messages comprenant de telles demandes ne seront plus traités. Merci de votre compréhension.

Mes petites adresses – Sû-san Udon

Sû-san est une charmante cantine familiale et conviviale perdue en pleine campagne japonaise. C’est un de mes petits trésors, ceux dont on souhaite garder l’existence secrète quelque temps. C’est pourquoi j’ai attendu presque une année avant de le présenter.

LE CADRE ET L’AMBIANCE

Vu de dehors, le restaurant ne paye pas de mine mais à peine la porte coulissante passée, on a l’impression de venir manger chez sa grand-mère. Ça sent bon les légumes et le bouillon, une toile cirée recouvre la table principale, les rideaux sont à petites fleurs et les murs un peu défraichis. On s’attendrait presque à entendre un « okaerinasai » (お帰りなさい, « bienvenue à la maison »).
On peut choisir de s’installer à table, au comptoir ou par terre à la japonaise en enlevant ses chaussures (avec un espace pour les jambes en dessous de la table). 

Des affiches, souvent jaunies par le temps, sont installées un peu partout avec le menu, le fonctionnement du restaurant, des idées de recettes ou encore des choses plus amusantes comme « la viande frite n’est pas faite sur place, le goût sera le même que celle du supermarché, ne vous attendez pas à quelque chose d’extraordinaire » ou encore « Sû-san n’entends pas bien à cause de l’eau des nouilles, ne pensez pas que c’est à cause de l’âge ». On ne s’ennuie pas, il y a toujours quelque chose à observer.

Vu son emplacement, les clients sont essentiellement des gens du quartiers, des habitués. Le patron (Sû-san) est un sympathique grand-père et les autres membres du staff sont des grands-mères adorables qui vous saluent chaleureusement et n’hésitent pas à faire un brin de conversation entre deux encaissements et en vous rappelant de prendre tel légume pour faire un repas équilibré. les enfants du quartier les appellent d’ailleurs « mamie » (obaachan).

Le menu… tout en japonais !

1. Commandez des sobas ou des udons. 
2.Allez vous servir au buffet (prenez garde de manger de tout, même les aliments que vous n’aimez pas. De cette façon vous resterez en bonne santé). 
3. Rapportez votre plateau au comptoir.
4. Encaissement.
LA CUISINE

En premier il faut commander un bol de nouilles et le temps qu’elles arrivent (environ 3 minutes d’attente), aller se servir en légumes et accompagnements au buffet à volonté situé au cœur du restaurant.

La carte propose une dizaine de sortes de nouilles, udon ou soba, froides ou chaudes. Cette fois, je me suis laissé tenter par des sobas classiques chaudes. Elles étaient très bonnes et le bouillon était goûteux. Niveau quantité, c’était juste ce qu’il fallait. En accompagnement, j’ai choisi des prunes marinées umeboshi, un tempura de patate douce et un de gobo (grande bardane) et du choux émincé. Tout était très bon, on sent vraiment que c’est fait-maison. A table il y avait aussi des zaru soba (sobas froides déposée sur un tressage de bambou) très bonnes mais un peu épaisses, du riz façon kashiwa et divers condiments.

En boisson, de l’eau et du thé sont proposés gratuitement.

LE RAPPORT QUALITÉ PRIX

 Un bol de nouilles coûte entre 550 et 770Y (entre 4 et 6€), un bol de riz 50Y (0,36€) et le buffet des légumes à volonté est à 20Y (0,14€) soit un rapport qualité prix imbattable. Les enfants de moins de 3 ans mangent pour 50Y et ceux jusqu’en primaire ont deux boules de glace gratuites (matcha et fraise, miam).

Une excellente adresse donc, que je recommande à 100% ! Elle n’est pas la plus accessible mais cela reste une bonne idée pour une vraie expérience japonaise, loin des restaurants de centre-ville.

ACCÈS ET INFORMATIONS PRATIQUES

SÛ-SAN UDON
Adresse :
3 Chome-2-18 Doi, Higashi Ward, Fukuoka, 813-0032

Prix :
à partir de 550Y

Horaires :
ouvert 7 jours sur 7 de 11h à 22h

Accès :
6 minutes à pieds depuis la gare de Doi (土井), ligne Kashii.

Le sanctuaire Atago

Atago shrine

Cela fait presque deux mois qu’il pleut non-stop à Fukuoka. Grâce à El Nino, l’été au Japon a été moins rude que d’habitude dans beaucoup de régions mais en contrepartie le temps est exécrable (du moins dans le sud). A Fukuoka, l’été n’est tout bonnement jamais arrivé ! Je me suis donc réjouie de ce mardi de beau temps annoncé par la météo et j’ai pris ma demi-journée direction le quartier ouest de la ville et plus précisément le sanctuaire Atago (Atago jinja / 愛宕神社).

Situé à 15 minutes de marche de la station de métro Muromi (室見駅, direct depuis la gare de Shinkansen Hakata), le sanctuaire Atago a été construit tout en haut d’une colline !
C’est le plus ancien sanctuaire de la ville de Fukuoka et l’un des trois plus gros sanctuaire japonais dédié au dieu Atago. On vient y prier pour la tranquillité du foyer, rencontrer son âme-sœur, trouver le courage d’arrêter de boire et / ou de fumer ainsi que réussir ses cours ou sa vie de salarié. Comme on peut prier pour 3 dieux en plus d’Atago, la variété des souhaits réalisables est assez variée.
Je connaissais l’existence d’Atago mais je n’avais jamais pensé à m’y rendre jusqu’à maintenant. Le sanctuaire et ses alentours sont charmants, ça aurait été dommage de ne pas faire le déplacement.

Pour y accéder, il faut d’abord vaincre une centaine de marches ! Et quand on pense le calvaire terminé, d’autres marches apparaissent au détour d’un virage. Une petite pause sur du plat via une route passant dans la forêt avant un dernier effort sous l’ombre rafraichissante des feuilles de bambous et de cerisiers et d’érables. Enfin on y est !

Atago shrine

Atago shrine

Atago shrine

Atago shrine

 Le sanctuaire est tout ce qu’il y a de plus classique : des bâtiments, des prédictions (omikuji / おみくじ), des tablettes à souhaits (ema / 絵馬) et un comptoir où acheter des amulettes (o mamori / お守り).

Atago shrine

omikuji

Atago shrine

Atago shrine

Atago shrine

Atago shrine

Atago shrine

ema

Atago shrine

Mais ce qui attire les visiteurs n’a rien de sacré. Les gens viennent en masse pour la superbe vue sur la ville que nous offre la plateforme derrière le sanctuaire. On peut voir à des kilomètres à la ronde, le tout sur presque 360°C. Des bancs et des jumelles (payantes) sont disposés le long de la rambarde.

Vue Atago Shrine

Vue Atago Shrine

Vue Atago Shrine

Sur le chemin du retour, j’ai pris par les petits sentiers et ai découvert une multitude de petits sanctuaires plongés dans la nature.

Atago shrine

Atago shrine

grues papier

torii

Atago shrine

Atago shrine

Atago shrine

Je vous conseille de venir en fin d’après-midi pour monter tranquillement et faire le tour des chemins avant d’admirer le coucher de soleil sur la baie et la vue de nuit sur la ville (cela fera l’objet d’un prochain article). Le sanctuaire est très prisé le jour de l’an pour assister au premier lever de soleil et au printemps pour les cerisiers, attention à l’affluence !
Attention pour les plus fragiles, la montée est assez rude : les marches sont hautes et nombreuses.

ATAGO JINJA
Adresse : 2-7-1, Atago, Nishi-ku, Fukuoka City
Téléphone : 092-881-0103
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