Le grand instant kawaii

L’instant kawaii est une rubrique que j’ajoutais de temps en temps à la fin de mes articles afin de vous présenter une petite chose japonaise et mignonne, souvent de saison. J’ai décidé d’en faire un article à part entière et présenter plusieurs choses à la fois.
Je vous emmène chez moi pour vous montrer quelques acquisitions que j’ai fait ces derniers mois ainsi que présenter quelques boutiques que j’adore. C’est parti ! 

l'instant kawaii
étagère swimmer et gâteaux du game center

étagère swimmer et gâteaux du game center

étagère swimmer et gâteaux du game center

Au fil des mois j’ai amassé pas mal de petits gâteaux en plastiques que l’on peut attraper dans les game centers. J’achète quelques fois aussi des boîtes pour en faire moi-même (bientôt une présentation ^^). Leur nombre commençant a être important, j’étais à la recherche d’une petite étagère ou une vitrine pour les entreposer car jusqu’à maintenant ils étaient posés sur le rebord intérieur de ma fenêtre et tombaient à chaque fois que j’ouvrais ou fermais les rideaux. J’ai trouvé chez Chocoholic l’étagère parfaite à la fois facile à monter, mignonne et toute légère. J’adore les côtés transparents sculptés ainsi que les petites franges des étagères. J’ajouterais bien quelques strass blancs d’ailleurs.

Boîte à bijoux étoilée de chez Swimmer

Boîte à bijoux étoilée de chez Swimmer

petites figurines Hello Kitty

Lors de mon emménagement au Japon, j’ai du laisser à contre cœur  ma jolie boîte à bijoux ans ma chambre en France. Depuis je me servais d’une boîte Hello Kitty reçue dans un Happy Meal qui était clairement trop petite puis d’une simple boîte en plastique achetée au 100 yens shop.
En farfouillant sur le webshop de Swimmer, j’ai eu un gros coup de cœur pour cette boîte à bijoux étoilée en forme de penderie. Du choix des couleurs à la forme des ouvertures, des boutons de tiroir au suspensoir, elle est juste super mignonne. La penderie existe en blanc, en rose et en violet . Il y a aussi la commode et une petite boîte, vendus séparément.
Les petits figurines Hello Kitty ont été attrapées au game center.

Collection de peluches

peluche géante Rilakkuma

J’adore les peluches et habiter au Japon est une tentation de tous les jours. Je commence à en avoir une belle collection mais ça ne suffit jamais !
Le mouton vient de chez Nitori, Rilakkuma géant a été attrapé dans un game center et les petits coussins baguette et pain de mie sont de chez Illusie300, chaine de magasins tout à 300 yens.
Le gros coussin macaron est disponible chez Francfranc dans tout un tas de coloris (j’attends les soldes pour me procurer le rose et le mauve ^^). Francfranc est une super boutique de meubles et décoration, plus sophistiqué que Nitori (qui est l’équivalent d’Ikéa au Japon). On trouve de très belles choses à des prix abordables.

Miniatures de cuisine Rilakkuma

Miniatures de cuisine Rilakkuma

Miniatures de cuisine Rilakkuma choux à la crème

Miniatures de cuisine Rilakkuma confiture

Je fais la collection de miniatures de cuisine Rilakkuma. J’adore car plein de petites choses sont en forme d’ours et c’est bourré de détails ! On est bien au pays des répliques en plastique de plats.
Connaissant ma passion pour ces petits objets, ma maman a eu la bonne idée de m’offrir la vitrine ! malgré qu’il n’y ai pas de vitre derrière, ce qui laisse la poussière rentrer, je l’adore.
A propos de ces miniatures connaissez-vous le principe ? Il existe plusieurs collections (bentôs, sucreries et gâteaux, cuisine japonaise, etc…) fractionnées en 8 lots. Chaque boîte contient un lot et on ne sait pas ce qu’il y a dedans avant de les ouvrir !  Du coup, il faut croiser les doigts pour ne pas avoir de doubles. Chaque boîte coûte environ 400 yens (3,5 euros).

Pour terminer, que diriez-vous de quelques livres ?

Magazine japonais larme

Magazine japonais larme

Magazine japonais larme

Dans le cadre de mon travail je feuillette fréquemment des magazines de mode japonais comme Sweet, ViVi ou An-an mais peu me plaisent. Découvert via le blog Cherrywood, j’ai craqué pour le magazine Larme de ce mois-ci. J’aime beaucoup la charte graphique et l’atmosphère pastel et girly. Je craque aussi pour les vêtements présentés.

Guide des boutiques kawaii de Fukuoka

Guide des boutiques kawaii de Fukuoka

J’ai découvert ce petit livre en cherchant un guide au design sympa sur Kyûshû. Il s’agit d’un ouvrage présentant une sélection de boutiques kawaii de la ville de Fukuoka. En plus d’un format assez petit pour être glissé dans un sac, d’une belle charte graphique et de photos alléchantes, les lieux présentés sont variés : cafés, restaurants, fleuristes etc…
De belles sorties avec mon copain et de jolis articles pour le blog en perspective.

PS : Il est possible de commander dans tous les magasins que j’ai cité sites en passant par des intermédiaires qui réceptionneront la commande avant de vous la réexpédier. Je ne souhaite pas faire de pub pour un service en particulier mais si vous tapez « forwarding service japan » sur Google, vous devriez trouver votre bonheur 🙂

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Ces petites choses typiquement japonaises dont je ne pourrais plus me passer

Après plus de 2 ans passés à Fukuoka et 6 voyages au japon, je ne pensais pas encore m’extasier devant des petits riens de la vie japonaise. Des horaires des supermarchés à celles des livraisons, des annonces des trains au petits dessins explicatifs, tout est fait pour faciliter et rendre la vie quotidienne plus agréable. Ce sont des choses banales au quotidien mais, quand on y pense, terriblement indispensables. Petit tour d’horizon de ces petits choses dont je ne pourrais plus me passer.

kotatsu panda
(mon meilleur ami de cet hiver, j’ai nommé le kotatsu panda !)



RÉGULATEUR DE TEMPÉRATURE
régulateur température

Chez moi (et dans mon ancien appartement), quand on tourne le robinet, il sort… uniquement de l’eau froide. Pour avoir accès à l’eau chaude il faut d’abord l’enclencher via un petit panneau posé sur le mur.
Ce dispositif permet de ne pas se brûler (combien de fois je me suis ébouillantée avec un reste d’eau chaude en ouvrant l’eau froide) et plus besoin de passer quelques minutes à chercher la température idéale sous la douche car on peut choisir ! Le régulateur ne va pas en dessous de 37°C et le maximum est de 75°C. En general, je reste entre 37 et 39°C mais mon copain  peut monter jusqu’à 48°C au cœur de l’hiver !

AMIDO

Les amido (網戸) sont des moustiquaires placées contre les fenêtres côté extérieur. Cela permet d’aérer sans que de petites bestioles ne rentre chez soi. Étant très phobique, en particulier des cafards, ces moustiquaires me permettent de ne pas rester postée devant les fenêtres quand j’aère.

SALLE DE BAIN

Quel plaisir de ne plus faire attention à ne pas asperger et adieu les rideaux de douche. Chez moi (et dans la plupart des demeures japonaises, sauf les petits studios), la salle de bain est entièrement aspergeable ! C’est tellement bien de ne plus faire attention à mouiller le tapis de bain et c’est aussi super pratique pour le ménage car un bon coup de douche pour tout rincer et c’est fini.
J’aime aussi le bain à la japonaise : se doucher en dehors de la baignoire pour ensuite rentrer dans un bain bien chaud. Le plus dur est d’en sortir (pas de chauffage).

DRUG STORES
drug store japon
(drug store près de chez moi)

Les drug stores japonais sont des magasins super pratiques, souvent ouvert jusque tard le soir ou même 24h/24. On y trouve shampoings, gel douches et autres produits d’hygiène, du maquillage, des produits d’entretien, des médicaments sans ordonnance, de la nourriture, des boissons etc… le choix est souvent impressionnant !
J’adore y passer des heures à choisir le parfait shampoing (le choix est très vaste) ou y passer en coup de vent pour acheter du produit vaisselle en rentrant du travail.

COUVERTURE DE BAIGNOIRE
baignoire japonaise

Pour conserver l’eau du bain bien chaude, il existe une sorte de couverture en plastique ou en bois que l’on déroule sur la baignoire. Comme j’habite seule, je m’en sers pour garder l’eau  à la bonne temperature le temps que la baignoire se remplisse, en ouvrant juste à un endroit pour laisser l’eau couler. Une fois le niveau d’eau souhaité atteint, je roule la couverture, pose une serviette moelleuse dessus et m’en sers d’appui-tête. Le reste du temps, quand je n’ai pas le temps ou qu’il fait trop chaud pour un bain, je m’en sers comme planche pour poser mes produits.

PAYEMENT DES FACTURES AU COMBINI

Chose très pratique au Japon, on peut payer ses factures dans tous les combinis. Même si c’est contraignant de devoir penser aux dates limite, on visualise vraiment ce que l’on dépense par rapport à un virement. Et j’aime collectionner les petits coupons que les personnes du combini découpent depuis la facture.

LES PRODUITS SAISONNIERS
takenoko

Ici, les saisons sont très bien définies. Elles démarrent aux mêmes dates qu’en France mais en général on compte 3 mois plein par saison (de début septembre à fin novembre pour l’automne par exemple). En France il nous arrive souvent de regretter une saison mais ici, tout est fait pour profiter de chacune et attendre impatiemment celle à venir.
Pour cela, les produits saisonniers sont extrêmement nombreux. Ils sont vendus pendant une durée limitée et ne seront plus en vente avant l’an prochain. Pour ne citer qu’un exemple, on trouve pas mal de produits au marron et à la poire nashi en ce moment et qui ne seront plus disponibles d’ici quelques semaines. Les packagings sont également adaptés aux saisons. En ce moment on voit beaucoup de jaune, orange et rouge ainsi que des feuilles d’érable pousser sur les sachets de chips et autres gâteaux.

LES SONS

Beaucoup d’étrangers vivant au Japon trouvent le pays bruyant à cause des nombreux bruits qui nous entourent . Au contraire j’adore ces points de repère, surtout les sons des passages piétons, des bus et ceux des gares : un bruit pour prévenir des marches, une annonce, un bruit quand on bip son pass de train, une mélodie quand le train va partir, etc…  C’est au final très rassurant. Voici ce qu’on entend en gare d’Hakata :

Pour finir je pourrais citer des tonnes d’autres exemples comme les combini, le service à la japonaise, les soirées karaoke etc… mais je voulais rester dans des petites choses inhabituelles. Et d’ailleurs, je suis sûre que j’ai oublié des tas de choses.
Et vous, avez-vous des petites choses typiques de votre pays d’adoption dont vous êtes accro (même en France) ou des choses que vous avez aimé en voyage ?

Undôkai – la fête du sport

Samedi dernier, j’ai eu la chance de pouvoir assister à un undôkai (運動会) : fête du sport d’une école japonaise. L’undôkai est pratiquée dans toutes les écoles de la maternelle au lycée et c’est un des deux grands rendez-vous de l’automne (l’autre étant la fête de la culture, bunkasai).
C’est que mon copain japonais est professeur en école maternelle et il m’a donc invitée. Bon en fait c’est ouvert à tout le monde mais en général les gens ne viennent pas si ils n’ont aucun lien avec un enfant. D’ailleurs, n’ayant moi-même pas de lien avec les enfants, étant étrangère et sachant qu’il n’y a aucun enfant étranger ou moitié japonais dans l’école de mon chéri, j’angoissais d’y aller. Après avoir passé quelques minutes à tergiverser devant l’entrée de l’école primaire où était organisé la fête, j’ai pris mon courage à deux mains et suis entrée.

Undôkai, Fukuoka
De grande tentes blanches au nom de l’école maternelle avait été disposées en cercle et au milieu évoluaient les enfants. Des drapeaux du monde entier avaient été disposés en guirlande pour égayer le tout.
La fête avait déjà commencé et les épreuves se sont succédé à un rythme soutenu. Il y avait beaucoup de choses : course à pieds, exercices d’équilibre et de concentration, lancer de balles dans un filet, chorégraphies, acrobaties etc… Leurs numéros étaient impressionnants. Je ne pensais pas qu’un petit de 5 ans pouvait faire une roue à une main. Tout cela est le fruit de près d’un mois d’entraînement quotidien.

J’ai été impressionnée par les enfants dont la capacité de concentration était exemplaire. Il y avait bien sûr quelques enfants difficiles à tenir mais dans l’ensemble ils étaient disciplinés, à l’écoute et par dessus tout heureux et fiers de montrer ce qu’ils savaient faire. Ce n’est pas pour autant qu’ils vont faire coucou à papa / maman, non chacun reste concentré sur ce qu’il a à faire.

Quelques autres points m’ont particulièrement marquée : 
– Les enfants et les professeurs étaient pieds nus. La cour des écoles primaires japonaises est composée de sable avec des petits cailloux mais ça n’avait l’air de déranger personne. D’ailleurs, pour les habituer au froid, au chaud, au vent et à la pluie, les enfants sont en short toute l’année.

– Les enfants saluent à la japonaise (s’inclinent) dés deux ans, deux ans et demi. C’est extrêmement mignon à voir.

– Tous les petits ont été encouragés et félicités. En maternelle, pas d’équipe et pas de perdants. Chacun reçoit une médaille en papier personnalisée lors de leur dernière épreuve avec la mention « ganbarimashita » (tu as fait de ton mieux). J’aime beaucoup l’éducation à la japonaise, je trouve cela très sain.

Undôkai, Fukuoka

Undôkai, Fukuoka

Il y avait beaucoup de monde. Sans le savoir j’étais postée près de la tente de la classe dont mon copain est responsable. Mais étant très occupé il ne m’a remarqué que lorsque ce fut la course-relais des professeurs. Car dans un undôkai, les professeurs et les parents ont aussi leur épreuve ! C’est une grande fête familiale où viennent grands-parents, oncles et tantes et cousins et tout le monde participe.

Undôkai, Fukuoka

La fête a duré jusqu’au milieu de l’après-midi avec une pause déjeuner d’une heure. N’ayant rien à faire et mon copain ne pouvant pas manger avec moi je suis rentrée pendant cette pause.
Sur le chemin du retour, le riz, dont les plans avaient atteint une belle couleur vert tendre/jaune, était en pleine moisson. Le contraste avec le ciel bleu, dénué de tout nuage était magnifique.

Banlieue de Fukuoka

Rizière en banlieue de Fukuoka

Je suis devenue une magical girl !

Le mois dernier, j’ai servi de modèle pour les élèves de mon ancienne école : Aso College Group. Les élèves devaient, en vu d’un concours se passant aux Etats-Unis, s’entraîner à coiffer des cheveux étrangers. Nous étions 3 étrangères (4 la semaine suivante) s’attendant à se faire coiffer. En fait nous avons eu droit au maquillage, à la pose d’une perruque volumineuse et assez lourde, ainsi qu’une séance habillage. Le tout devant tenir trois heures chrono !

Palettes de maquillage et dessin de maquillage
On a été dispatchées dans des équipes et le style de chacune était vraiment très différent. J’ai eu la chance de tomber sur le style que je préférais parmi ceux proposés : un mélange entre Pretty Cure et KyaryPamyu Pamyu avec du rose, du blanc, des frou-frous, des paillettes et des cœurs. je suis devenue une vraie magical girl… le temps de quelques heures !

Mon équipe était composée de 3 personnes et s’est bien réparti le travail. L’élève qui m’a maquillée était vraiment très douée, rapide et précise. J’ai trouvé le résultat très joli malgré le teint très foncé qu’elle m’a fait. Ce fut ma première expérience avec des faux-cils. J’ai eu un peu de mal à m’habituer (et suis sûre de ne plus jamais en porter) mais ils étaient jolis, avec des strass.

Côté coiffure, les deux élèves ont eu un peu plus de mal notamment le premier jour où la perruque ne tenait pas bien, la faute à des tresses trop lâches. Elles se sont améliorées la semaine suivante, en me coiffant d’un bonnet qui a permis de fixer l’ensemble.

Tête à maquiller

Dessin du maquillage.

Bien entourée

Palettes de maquillage et dessin de maquillage

Ma table avec la perruque (énorme)

Maquillage en cours

Pose de la perruque

Ambiance

On m’a aussi posé des faux-ongles,  très longs mais surtout très beaux. Ils ont entièrement été réalisés par les élèves.

Nail art magical girl

Close-up maquillage magical girl

Coiffure et maquillage magical girl

La photo ci-dessus est la perruque du premier jour. La semaine suivante, elle s’est sophistiquée avec des cœurs en tissu. J’aurais aimé prendre des photos avec la tenue mais faute de temps cela n’a pas été possible (et puis je portais mes vêtements en dessous).

Ce fut une expérience très sympa et enrichissante. J’ai pu voir de près un monde que je connais pas du tout et auquel je n’aurais jamais pensé m’approcher. Ce fut aussi une rencontre humaine puisque j’ai pu papoter tout le long avec les élèves et la professeur principale. J’ai même pu retrouver l’élève qui m’avait coiffée lors du concert des ASO48 l’an dernier.
Je ne sais pas si l’expérience se renouvellera mais en tant qu’ancienne élève (bien que d’un cursus différent), j’ai beaucoup aimé le fait de pouvoir aider des juniors. Et puis bonne nouvelle, deux équipes se sont classées 3ème et 4ème au concours !

Deux ans au Japon

Il y a deux ans jour pour jour, je posais le pied à l’aéroport de Fukuoka. Deux ans… Qu’est-ce que ça passe vite ! J’ai l’impression d’être arrivée hier. Je me revois le 19 septembre 2012, poussant mon unique valise dans les rues de Fukuoka, m’extasiant sur le coucher de soleil tout rose, m’étonnant du peu de monde dans le métro malgré l’heure de pointe. Beaucoup de choses se sont passées et j’ai également pas mal changé. Petit retour sur ces deux fantastiques années.

 Toute première photo de Fukuoka – 20 septembre 2012



LE JAPON M’A RENDUE… MOINS TIMIDE !

Ceux qui me connaissent le savent très bien, j’ai toujours été extrêmement timide. Au point de me préparer psychologiquement avant de sortir ou de prendre le combiné ou de ne pas pouvoir avaler une bouchée devant des gens que je connaissais peu. J’ai même pleuré de stress avant de faire un discours le premier jour d’école au Japon devant mes nouveaux professeurs. Aujourd’hui c’est derrière moi. Grâce à mes amis et professeurs, j’ai pu dépassé ma timidité. Ils m’ont toujours encouragée et poussé en avant quand je restais trop en retrait. Résultat : en novembre dernier j’ai posé pour un magazine local (une expérience que j’adorerais renouveler) et en décembre j’ai même pu danser et chanter devant des centaines de personnes. Chose impensable l’année précédente. Ça a été une grosse surprise pour ma maman qui avait toujours l’image de la « petite fille qui se cachait derrière le rideau au spectacle de danse en CP ».

 Capture d’écran du DVD du concert des ASO48 – Hakata Starlanes – décembre 2013

LE JAPON M’A… RÉVÉLÉE !

Avant quand on me demandait ce que j’aimais je répondais le Japon. A part ça je ne savais pas trop ce que j’aimais. J’y pensais souvent : « qu’est ce que j’aime vraiment ? », « quelles sont mes passions ? ».I l m’était très difficile d’y répondre. Si, il y avait bien les groupes d’idols.
De septembre 2012 à octobre 2013 environ, j’ai soutenu très activement le groupe Hello!Project (Morning Musume, °C-ute, …) dont je suis fan depuis 10 ans. J’ai dépensé des milliers de yens en concerts, goods, cds et me suis éclatée pendant une année, rencontré les membres, ai pris des photos avec elles etc… tout ce que je ne pouvais pas faire vivant en France quoi.
Il y a a peu près un an, j’ai fait une visite express de 24h à Tôkyô pour assister au concert anniversaire de ma membre des Morning Musume préférée. Ne m’étant que moyennement amusée, j’ai réalisé dans l’avion du retour que dépenser autant pour des chanteuses était vraiment jeter l’argent par les fenêtres. Alors j’ai décidé d’espacer mes achats et de ne plus aller aux évènements hors de la préfecture. A force, je me suis petit à petit désintéressée, au point que cela me soit égal de ne plus aller aux concerts. Même si j’aime toujours les groupes, je ne pourrais pas revenir dans le bain comme l’an passé.

Depuis, je me suis découvert une passion pour la cérémonie du thé, la cuisine régionale de Kyûshû, Alice au Pays des Merveilles, les restaurants et cafés à thème, la mode japonaise, la danse et les objets girly et kawaii (decouverte de superbes marques japonaises  comme Q-Pot ou Swimmer). Mon style vestimentaire a évolué (j’en parlerais prochainement) et j’ai même changé de goût en matière de déco ! Quelle évolution !

Photo avec les Morning Musume – mai 2013.
LE JAPON M’A… FAIT DÉCOUVRIR UNE NOUVELLE SORTE D’AMITIÉ

Trois jours après mon arrivée, j’avais participé à une danse (odotte mita) avec des fans du Hello!Project et m’étais liée d’amitié avec plein de monde. Pendant un an j’ai participé à des danses, des soirées karaoke, des séances de handshake avec ce groupe (j’en avais un peu parlé ici). Comme j’en parlais plus haut, il y a environ un an, j’ai commencé à m’éloigner un peu de cet univers. A l’époque j’étais aussi très occupée par les ASO48 dont les répétitions prenaient toutes mes soirées et j’ai rencontré mon copain actuel. J’ai alors progressivement cessé d’aller aux soirées et les occasions pour voir mes amis se sont raréfiées. Quelques personnes ont eu la gentillesse de venir au concert des ASO48 et après une dernière danse en janvier, je n’ai plus revu personne.
Il faut dire que les fans au Japon ont une vision très particulière de l’amitié. Ils font une distinction entre les « amis fans » et les « amis de la vie réelle ». On ne parle pas de travail ou de famille avec les « amis fans » tout comme on ne parle pas de sa passion pour les Morning Musume à ses « vrais amis ». La frontière est très distincte et respectée. Du coup, même si j’étais très proche de certaines personnes, du moment où je ne vais plus aux soirées, je ne les vois plus. C’est tout juste si on échange deux/trois mots sur Twitter. C’est dommage mais on ne peut rien y faire…

Autrement, je ne suis plus en contact qu’avec trois ou quatre personnes de ma promotion chez Aso College Group. Étonnamment je suis plus restée en contact avec des amis qui suivaient d’autres cours , et donc que je voyais moins souvent, ainsi qu’avec les filles des ASO48.
Alors qu’au départ je n’en avait pas du tout envie, récemment je commence à vouloir me faire des amies françaises de mon âge sur Fukuoka ou Kyûshû. J’espère d’ailleurs rencontrer Agnès bientôt !

 Kyûshû Hatsu – Tournage d’un odotte mita – janvier 2014.

LE JAPON M’A… FAIT CHANGER D’HORIZON PROFESSIONNEL !

Comme vous le savez surement je suis graphiste et c’est un métier que j’adore. En fait ce n’est même pas un métier, c’est une passion.
Entre mon précédent travail et mon nouveau que j’ai commencé en avril, il s’est écoulé 18 mois.
Pendant ce laps de temps, j’ai presque totalement écarté le graphisme pour me concentrer sur le japonais et grâce l’école Aso College Group, j’ai découvert d’autres métiers, notamment dans le secteur du tourisme.
Après 6 mois en entreprise, j’en suis sûre : rester assise sur une chaise pendant 8 heures au milieu d’un open space pour créer des bannières n’est plus ce que je souhaite faire.
Il y a plein de choses que je rêve de pouvoir faire :
j’ai envie de faire la promotion de ma région,  d’aider les français à venir étudier le japonais sur Fukuoka et Kyûshû, leur faire découvrir le sud du Japon. Tout cela en créant un lien avec le graphisme et en travaillant en freelance. Pour le moment je suis bloquée par mon visa mais si un jour je devais me marier ici, je tenterais sûrement ma chance dans ce secteur.

LE JAPON M’A… FAIT MAIGRIR !
Septembre 2012 vs novembre 2013

Je suis arrivée au Japon pesant environ 65 kilos et ne parvenant pas à maigrir. En un peu moins d’un an je suis tombée à 50kg. Lors de mon passage dans les ASO48, j’ai même du descendre vers 48/47kg (plus de quatre heures de danse quotidiennement ça aide !). Le tout sans faire attention à mon alimentation. Alors que je faisais assez attention en France et que je ne perdais pas un gramme, je me suis permise chips et autres gourmandises, sans me priver. L’alimentation japonaise me convient-elle mieux ? Ou alors c’est grâce à mes trajets quotidiens en vélo, chose que je ne faisait pas en France ? Mystère. D’autant plus que les étrangers ont tendance à prendre du poids au Japon.
Depuis que j’ai recommencé à travailler, j’amerais reprendre un peu de sport car je suis devenue accro ! Mais que faire ? Peut-être du taiko, tambour japonais.

LE JAPON M’A… RENDUE BILINGUE !

Bon, j’exagère un peu. Mais en deux ans les progrès ont été fulgurants. Je comprends presque 100% de ce que j’entends, que ça soit quotidiennement dans une conversation ou à la télévision.
A l’oral, je suis à l’aise. Grâce au travail, je ne fais plus de faute de keigo (敬語, langage soutenu). Mon prochain objectif est de parler le Hakata-ben, dialect de Fukuoka, que je comprends mais n’ose pas encore utiliser et de réduire mon accent français qui est encore bien trop présent à mon goût.
Niveau écriture, même si mon copain me dit que j’ai une écriture d’enfant, mes traits se sont améliorés. J’ai néanmoins beaucoup perdu depuis avril car je n’utilise que l’ordinateur et l’iPhone. Pour y remédier, j’ai acheté des cahiers d’exercices pour enfants sur lesquels je m’entraîne tous les jours.
J’ai raté le JLTP N1 de 15 points l’an dernier, et compte le repasser en décembre ou juin prochain. Ca va être dur de replonger dans les livres de compréhension écrit, mon point faible.

Banquet en l’honneur des meilleures élèves de l’établissement – Aso College Group – février 2014

LE JAPON M’A… RENDUE HEUREUSE !

C’est le principal n’est-ce pas ? J’ai enfin trouvé un endroit ou je me sens bien, où la vie me convient. De super amis, un copain en or, un appartement dans un quartier sympa, un travail, certes avec des hauts et des bas mais un travail quand même, je ne pouvais rêver mieux.
Ces deux années ont été intenses, riches en changement. Le Japon m’a apporté beaucoup. J’ai changé, j’ai mûri mais au fond je reste toujours la même, cette petite fille qui adore regarder les minéraux et faire des promenades dans les cimetières. Rendez-vous dans quelques années.

Un dimanche ordinaire

Quelques heures dans un neko café (café à chats).

neko café

neko café

neko café

Un déjeuner fait maison et un bon gâteau en dessert de chez la pâtisserie « La vie en rose ».

Un peu de lèche-vitrine super kawaii dans le quartier de Tenjin.
game center

game center

game center

 purikura

 Un goûter chez Campbell Early.

Campbell Early
Campbell Early
Campbell Early

Des pièces de 100 yens dépensées dans un game center.

Et une glace chez Baskin Robbins.

baskin robbins

baskin robbins

baskin robbins

Bref, un dimanche ordinaire au Japon.

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Adresse : 1F Watt Bld., 1-10-15 Daimyo, Chuo-ku, Fukuoka

Prix : 280Y pour 30 minutes, 880Y pour 60 minutes (une boisson incluse). 150Y par tranches de 10 minutes supplémentaires.
Horaires : ouvert tous les jours sauf le mardi de 11h à 22h (dernière commande à 21h)
Site internet


Adresse : Gare d’hakata, 9ème étage.
Prix : à partir de 680Y
Horaires : ouvert 7 jours sur 7 de 11h à 23h (dernière commande à 22h)
Site internet 

Les produits régionaux du combini

On ne présente plus les combinis (コンビニ), ces supérettes ouvertes 24h/24 et 7j/7 présentes absolument partout dans l’archipel. Il y a quelques années, j’avais fait un article sur les produits que je préférais au combini. Je regarde en souriant ce post car mes goûts ont un peu évolué.

Les combinis vendent donc toute sorte de produits dont certains ne sont disponibles que dans une certaine région du Japon. Aujourd’hui je vous présente une sélection de produits spécifiques à la région de Fukuoka et/ou de Kyûshû dont la plupart sont introuvables ailleurs.

Avant de commencer, une petite précision : mentaiko = oeufs de poisson pimentés.

produits combini fukuoka japon

produits combini fukuoka japon
produits combini fukuoka japon

« L’umaibô goût mentaiko fait parti des parfums qui se ressemblent tous ». C’est ce que je pensais jusqu’à ce que le goût des oeufs de poisson arrive, vers la fin de la mastication. C’est bon mais j’aurais aimé ça un poil plus piquant.
Combini : Family Mart
Prix : 10Y

Il existe une émission de télévision régionale dont le but est que le présentateur aille le plus au nord possible du pays en demandant aux habitants si ils connaissaient telle ou telle spécialité de Kyûshû. Si 3 personnes d’affilé ne connaissent pas, il arrête sa progression. Pour le Black Mont Blanc, il s’est arrêté à Hiroshima, soit 2 petites préfectures au nord de Kyûshû. C’est dire si cette spécialité régionale est peu connue !  C’est une glace à la vanille recouverte d’un glaçage au chocolat et parsemée d’éclats de cacahuètes. Une fois la glace terminée on regarde le bâton et si le mot « atari » (当たり) est marqué, on retourne en boutique pour recevoir une glace gratuite. Pas de chance, mon bâton indiquait « hazure » (はずれ) qui signifie « perdu ».
Combini : Seven Eleven
Prix : 196Y


 « Mocchiri » (もっちり) signifie moelleux. En effet ce petit pain rond est très moelleux. Il n’y a rien à l’intérieur, le mentaiko et sa mayonnaise se trouvant au dessus. Le goût est bien prononcé et c’est bien piquant. Un régal.
Combini : Seven Eleven
Prix : 118Y


Un pain au lait (non sucré) entrouvert dans lequel on a fourré du mentaiko mélangé à de la mayonnaise et des pommes de terre. Le goût est très doux, presque fade et c’est idéal pour se faire une première expérience avec le mentaiko. Malgré tout, je ne cours pas après.
Combini : Seven Eleven
Prix : 115Y


Simple onigiri fourré au mentaiko. Le riz, les oeufs et l’algue nori se marient très bien. C’est une valeur sûre.
Combini : Family Mart
Prix : 128Y



Voici encore une glace typiquement régionale et originaire de la préfecture de Kagoshima. « Shiro kuma » signifie ‘ours blanc » et tient ce nom du fait que la glace servie traditionnellement ressemble à un ours polaire. Cette barre glacée est la version de tous les jours de cette douceur d’été, dont la création remonte au 17ème siècle. C’est une variante du kakigôri (かき氷) : de la glace pilée est recouverte de lait concentré, de fruits, de pâte de riz (餅, mochi) et d’azuki (小豆, pâte d’haricots sucrée). N’aimant pas le lait concentré, je n’aime pas cette glace très sucrée mais avis aux amateurs !
Combini : Family Mart
Prix : 129Y


Ces chips sont parfumées et ont le goût de la sauce soja de Kyûshû. Différente de celle servie dans l’est du Japon (Tôkyô …) elle est plus sucrée et plus forte en bouche. Elle s’appelle d’ailleurs Koikuchi Kongo (濃口混合), « koikuchi » signifiant « fort en bouche ».
Combini : Family Mart
Prix : 152Y

Si vous passez par Fukuoka, Kyûshû ou dans différentes régions du Japon, faites le jeu de trouver les spécialités régionales. C’est rigolo, les produits ne sont souvent pas très chers et c’est une bonne façon d’appréhender des goûts nouveaux. Qui sait, la région de vos produits préférés deviendra peut-être votre région fétiche.