Plat d’automne : kashiwa meshi

L’automne est déjà arrivé depuis un bon bout de temps ici. Les températures rafraichissent, les jours rétrécissent, le vent se lève et les produits d’automne sont dans tous les étalages. C’est la meilleure saison pour commencer à déguster des plats mijotés comme ce kashiwa meshi (かしわ飯), plat typique de Fukuoka.

Kashiwa meshi, plat japonais de Fukuoka

INGRÉDIENTS POUR 4 PERSONNES

– Deux cups de riz;
– Une demi-carotte;
– Quelques shiitake (frais ou séchés);
– 150 grammes de poulet;
– Un quart de gobô (grande bardane);
– 3 cuillères à soupe de sauce soja;
– 3 cuillères à soupe de saké de cuisine;
– 2 cuillères à soupe de mirin;
– 400 ml de dashi.

RÉALISATION・ Si utilisation de shiitakes séchés, les placer dans un bol d’eau pour les réhydrater.

・ Éplucher et couper la carotte en petits dés et le gobô en lamelles.

・ Une fois les shiitakes réhydratés, ôter le pied et couper le chapeau en lamelles.

・ Faites revenir le poulet dans un peu d’huile de sésame avant d’ajouter le gobô, la carotte et les shiitake. Faites cuire quelques minutes.

・ Dans la cuve du cuiseur à riz (ou casserole) ajouter le dashi, la sauce soja, le mirin et le saké et bien mélanger.

・ Ajouter le riz préalablement lavé et les autres ingrédients.

・ Laisser cuire le temps habituel et servir chaud.

Kashiwa meshi, plat japonais de Fukuoka

Le kashiwa meshi est une des nombreuses variétés de takikomi gohan (炊き込みご飯, plat de riz mijotés à la sauce soja).
Orange, marron, beige et blanc, les couleurs de ce plat font automatiquement penser à l’automne.
Délicieux mangé chaud, il peut aussi se déguster froid en onigiri ou dans un bentô. C’est le plat familial par excellence de la préfecture de Fukuoka, celui qu’on cuisine ou qu’on se fait cuisiner quand ça ne va pas fort.

Pour un délicieux menu de saison, j’ai servi ce le kashiwa meshi avec du maquereau (サバ, saba) grillé au sel, de la kabocha (variété de potiron) confite et une soupe miso.

Repas du soir japonais

Comme toute recette régionale, chaque famille à ses variantes : certaines font mariner le poulet dans un mélange de sauce soja / mirin, d’autres font cuire le riz à part et mélangent le reste des ingrédients après la cuisson ou certaines ajoutent du konnyaku.

MES PETITES ASTUCES

Si vous avez fait trop de riz, ne le placez surtout pas au réfrigérateur (il durcit et prend un goût) ! Le diviser en portions individuelles avant de les emballer dans du film transparent et de les placer au congélateur. Un petit coup de micro-onde et il sera aussi bon que juste cuit. Ceci marche aussi pour le riz blanc.

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Je suis devenue une magical girl !

Le mois dernier, j’ai servi de modèle pour les élèves de mon ancienne école : Aso College Group. Les élèves devaient, en vu d’un concours se passant aux Etats-Unis, s’entraîner à coiffer des cheveux étrangers. Nous étions 3 étrangères (4 la semaine suivante) s’attendant à se faire coiffer. En fait nous avons eu droit au maquillage, à la pose d’une perruque volumineuse et assez lourde, ainsi qu’une séance habillage. Le tout devant tenir trois heures chrono !

Palettes de maquillage et dessin de maquillage
On a été dispatchées dans des équipes et le style de chacune était vraiment très différent. J’ai eu la chance de tomber sur le style que je préférais parmi ceux proposés : un mélange entre Pretty Cure et KyaryPamyu Pamyu avec du rose, du blanc, des frou-frous, des paillettes et des cœurs. je suis devenue une vraie magical girl… le temps de quelques heures !

Mon équipe était composée de 3 personnes et s’est bien réparti le travail. L’élève qui m’a maquillée était vraiment très douée, rapide et précise. J’ai trouvé le résultat très joli malgré le teint très foncé qu’elle m’a fait. Ce fut ma première expérience avec des faux-cils. J’ai eu un peu de mal à m’habituer (et suis sûre de ne plus jamais en porter) mais ils étaient jolis, avec des strass.

Côté coiffure, les deux élèves ont eu un peu plus de mal notamment le premier jour où la perruque ne tenait pas bien, la faute à des tresses trop lâches. Elles se sont améliorées la semaine suivante, en me coiffant d’un bonnet qui a permis de fixer l’ensemble.

Tête à maquiller

Dessin du maquillage.

Bien entourée

Palettes de maquillage et dessin de maquillage

Ma table avec la perruque (énorme)

Maquillage en cours

Pose de la perruque

Ambiance

On m’a aussi posé des faux-ongles,  très longs mais surtout très beaux. Ils ont entièrement été réalisés par les élèves.

Nail art magical girl

Close-up maquillage magical girl

Coiffure et maquillage magical girl

La photo ci-dessus est la perruque du premier jour. La semaine suivante, elle s’est sophistiquée avec des cœurs en tissu. J’aurais aimé prendre des photos avec la tenue mais faute de temps cela n’a pas été possible (et puis je portais mes vêtements en dessous).

Ce fut une expérience très sympa et enrichissante. J’ai pu voir de près un monde que je connais pas du tout et auquel je n’aurais jamais pensé m’approcher. Ce fut aussi une rencontre humaine puisque j’ai pu papoter tout le long avec les élèves et la professeur principale. J’ai même pu retrouver l’élève qui m’avait coiffée lors du concert des ASO48 l’an dernier.
Je ne sais pas si l’expérience se renouvellera mais en tant qu’ancienne élève (bien que d’un cursus différent), j’ai beaucoup aimé le fait de pouvoir aider des juniors. Et puis bonne nouvelle, deux équipes se sont classées 3ème et 4ème au concours !

Le festival des lanternes de Muromi-gawa

Tous les passionnés du Japon connaissent les festivals de lanternes de Nagasaki, Tôkyô ou encore Kumamoto.  Mais saviez-vous que Fukuoka a deux (plus modestes) festivals?  Il y a celui le Hakata Tômyô Watching et le Muromi-gawa Tômyô Matsuri.
C’est ce dernier que je suis allée voir samedi soir après deux essais infructueux en 2012 (annulé pour cause de pluie) et 2013 (projets pour la soirée).

Festival des lanternes de Muromi-gawa

Créé en 2000, le festival est assez peu connu du manque de promo. Pour le promouvoir, pas de site internet mais un blog tout en japonais, une petite note sur le site officiel de l’arrondissement et quelques affiches dans le métro. De ce fait peu de personnes en dehors des habitants de l’arrondissement de  Jônan connaissent ce festival.

Le festival est très facile d’accès : 3 minutes à pieds de la station Jiromaru (次郎丸駅) sur la ligne Nanakuma (七隈線). Depuis la gare de shinkansen d’Hakata il faut compter environ 40 minutes avec un changement de métro.

Cette année, le thème était : l’orchestre des insectes (虫のオーケストラ) .  En fait il y avait des créations de toute sortes !

Festival des lanternes de Muromi-gawa

Festival des lanternes de Muromi-gawa

Festival des lanternes de Muromi-gawa

Festival des lanternes de Muromi-gawa

Festival des lanternes de Muromi-gawa

Festival des lanternes de Muromi-gawa

Festival des lanternes de Muromi-gawa

Festival des lanternes de Muromi-gawa

Le temps d’une soirée, de 18 à 21 heure, les bougies des lanternes se sont consommées faisant la joie des petits et des grands. J’ai passé une excellente soirée, j’aurais pu rester des heures à observer ces petits lanternes à lumière vacillante.

J’ai préféré le Hakata Tômyô Watching car à Muromi, on était pas assez en hauteur pour bien profiter des dessins. Malgré tout, c’est formidable de faire un aussi joli travail car contrairement à celui d’Hakata, le festival de Muromi-gawa n’a pasde gros moyens et est organisé par un tout petit groupe de bénévole de quartier. Je suis admirative de leur travail et espère pouvoir me joindre au staff l’an prochain. En attendant j’ai envoyé un mail au staff du festival d’Hakata pour savoir si ils recherchent des bénévoles.

Merci à tous pour vos nombreux e-mails. Récemment le nombre de demandes un peu incongrues ayant augmenté, une petite mise au point s’impose.

– Voyages au Japon : c’est avec plaisir que je peux donner quelques conseils sur une destination ou un itinéraire mais n’étant pas une agence de voyage, je ne peux pas construire tout votre parcours et/ou réserver vos hôtels.
– Demandes de réception de colis : comme dirais une célèbre publicité : « y’a pas marqué la poste ». Je n’ai ni le temps ni les moyens de passer votre commande, réceptionner les colis et de les ré-expédier. Des services comme Tenso font ca très bien. De plus pardonnez-moi mais je trouve assez deplacé de recevoir de telles demandes de la part de parfaits inconnus (« bonjour, je découvre ton blog, tu peux m’avoir cet objet stp ? »).
– Demandes matrimoniales : oui j’ai des amies japonaises, non je ne vous les présenterais pas.

Je tâche de toujours répondre (même tardivement)  à tous les e-mails mais dorénavent les messages comprenant de telles demandes ne seront plus traités. Merci de votre compréhension.

Triste Kagoshima

Suite et fin de mon week-end à Kagoshima. Entre deux averses nous avons été nous promener dans le centre-ville.

Tramway et bus.

Gare de Kagoshima-chûô.

Charmante petite boutique de lingerie.

Sinon nous sommes allés en banlieue proche de Kagoshima, au zoo de la ville.
Le parc est situé sur des collines dans un très joli environnement. On est en banlieue mais c’est déjà clairement la campagne.
Il y avait au moins 3 ashi-yu dans le parc et comme ça monte pas mal, ça fait vraiment du bien aux jambes. Il ne faut pas hésiter à en profiter. Je ne suis pas très animaux et encore moins zoo mais aller un peu à la campagne était sympa. Le zoo est classique et selon moi, ne vaut pas le déplacement si on est dans la région (c’est un zoo quoi) pour quelques jours.

 Gare sans personnel ferrovière (無人駅).

ACCÈS ET INFORMATIONS PRATIQUES



HIRAKAWA ZOO
Adresse :  5669-1 Hirakawacho, Kagoshima, Kagoshima Prefecture 981-0133, Japon

Prix : 500Y (100Y pour les enfants jusqu’en 3ème).
Horaires : ouvert 7 jours sur 7 de 9h à 17h (dernière entrée à 16h30).
Accès : Depuis Kagoshima-chûô, 25 minutes de train jusqu’à la gare de Goino (五位野) via la ligne Ibusuki-Makurazaki. Puis 7 minutes de bus ou 20 minutes de marche.
Site web 

Je n’ai pas grand chose à dire de plus car j’ai été déçue de ce petit voyage.
Bien sûr le soleil n’était pas de la partie mais je n’ai pas retrouvé la ville pour laquelle j’avais eu un coup de cœur en 2011. J’ai trouvé Kagoshima grise, sale et sans vie. Les transports sont assez peu pratiques (les arrêts de bus ne sont pas clairement indiqués). Les gens n’étaient pas aussi chaleureux que dans mes souvenirs et j’ai été fixée en permanence, surtout par des jeunes (alors qu’à Fukuoka, les gens font autant attention à moi qu’à un lampadaire). C’était très dérangeant.
Mon copain a eu le même sentiment (sans les regards) et on a été contents de retrouver notre chère Fukuoka le soir-même.

Je vous laisse avec quelques photos de notre dernier repas : un izakaya, non pas avec des plats régionaux mais la cuisine était assez bonne (pas au point de recommander l’adresse toutefois).

Salade caesar.

Brochette de porc buta-bara (豚バラ) et porc-enoki.

Omusoba (オムそば) : omelette sur des yakisobas).

Fromages panés.

Goma age-mochi  (ごま揚げ団子) : boules de pâte de riz gluant enrobé de graines de sésame et frites. Il y a de la pâte de haricots rouges à l’intérieur. 

Ce soir je vais à un festival de lanternes dans le quartier ouest de la ville. Deux ans que je souhaite y aller, la première fois, ça a été annulé pour cause de pluie et l’an passé j’ai su la date trop tard pour me libérer. La troisième fois sera la bonne !

Sous le nuage de cendres – Retour à Kagoshima

La semaine dernière, j’ai passé le week-end prolongé (lundi était férié, c’était le jour de respect aux personnes âgées « Keirô no hi« ) dans la ville de Kagoshima, tout au sud de l’île de Kyûshû. J’avais adoré cette ville en 2011 et rêvait d’y retourner.
Du beau temps était prévu depuis le début de la semaine mais une grosse perturbation de dernière minute à gâché tous nos plans. C’est sous une pluie battante que nous sommes arrivés a Kagoshima samedi midi après 5h de bus. A cause du temps, nous avons chamboulé notre planning et hélas du annuler la sortie plage ainsi que notre circuit dans le sud de la préfecture, balade que j’attendais particulièrement.
Du coup on s’est rabattu sur le centre-ville et sur la principale attraction de la préfecture : le volcan Sakurajima. J’avais déjà visité l’île mais mon copain ne connaissant pas, j’avais en tête de lui faire découvrir et si possible lui permettre de voir le volcan cracher de la cendre de ses propres yeux.


Après une première tentative samedi, où nous avons du rebrousser chemin au bout d’une heure car la pluie et le vent étaient trop forts, une petite accalmie dimanche nous a permis de faire le tour de l’île.
Nous avons commencé par aller réserver une voiture puis, en attendant qu’elle soit prête, sommes aller tremper nos jambes dans le long ashiyu (足湯, onsen pour les jambes) juste à côté du Sakurajima Visitor Center. A peine le temps de temps de rejoindre ce dernier qu’un coup de fil nous prévient que la voiture est prête que la patronne venait nous chercher avec celle-ci (sympa !).

Ayant visité les mêmes endroits qu’en 2011, je ne vais pas refaire une visite guidée. Voici simplement quelques photos. Vous constaterez que l’ambiance est radicalement différente d’il y a 3 ans. Cette fois nous étions sous les nuages et sous la cendre. En effet, le volcan en a craché un bon volume toute la journée et la montée au premier observatoire fut assez pénible : nous avalions littéralement de la cendre ! Une fois de l’autre côté de l’île les conditions étaient meilleures.

Ashiyu (le plus long du Japon !)

Sur les sept, je n’en ai vu qu’une seule. Où sont les autres ?

Observatoire nord (le plus proche du volcan)
Daikon (大根, radis) géant ! Sakurajima est réputé pour produire les plus gros radis et les plus petites clémentines du monde.

Lava road

Délicieux tonkatsu au porc noir de Kagoshima.
Un paysage préhistorique.
Torii (porte qui précède un sanctuaire) enfoui sous la lave refroidie et la cendre.



Bien profiter de sa visite au Sakurajima

L’île fait 80km2 et les points d’intérêts sont assez éloignés du terminal de ferry.
Je vous conseille donc de louer une voiture. Une location de voiture sur l’île vous coûtera 4500 yens les deux heures (un peu juste pour faire le tour en allant partout) et 1000 yens par heure supplémentaire. La boutique se trouve en face du terminal de ferry, impossible de la manquer. (Ne sachant pas conduire et mon copain étant japonais, c’est lui qui s’est occupé des papiers. Je ne peux donc rien dire de précis sur la location pour les étrangers).
Il est possible et peut-être plus économique de louer sur Kagoshima et de venir avec la voiture via le ferry. Pas de contrainte de temps non plus.
A cause des cendres volcaniques, je déconseille le scooter et les nombreuses montées (en plus des distances importantes) vous couperont l’envie de louer un vélo.
Ne pas hésiter à porter un masque et / ou des lunettes pour se protéger des cendres quand le vent souffle du mauvais côté.

Le retour de l’Instant kawaii ! Aujourd’hui je vous présente des laits pour le corps Princesses Disney ! Dommage qu’il n’y en ai que 3 sortes, j’aurais aimé avoir une bouteille estampillée La Petite Sirène ou La Belle et la Bête. La bouteille Cendrillon est parfumée au jasmin blanc, celle de La Belle au Bois Dormant a une senteur « bouquet floral » et celle Blanche-Neige sent « cocktail de fruits ».

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Deux ans au Japon

Il y a deux ans jour pour jour, je posais le pied à l’aéroport de Fukuoka. Deux ans… Qu’est-ce que ça passe vite ! J’ai l’impression d’être arrivée hier. Je me revois le 19 septembre 2012, poussant mon unique valise dans les rues de Fukuoka, m’extasiant sur le coucher de soleil tout rose, m’étonnant du peu de monde dans le métro malgré l’heure de pointe. Beaucoup de choses se sont passées et j’ai également pas mal changé. Petit retour sur ces deux fantastiques années.

 Toute première photo de Fukuoka – 20 septembre 2012



LE JAPON M’A RENDUE… MOINS TIMIDE !

Ceux qui me connaissent le savent très bien, j’ai toujours été extrêmement timide. Au point de me préparer psychologiquement avant de sortir ou de prendre le combiné ou de ne pas pouvoir avaler une bouchée devant des gens que je connaissais peu. J’ai même pleuré de stress avant de faire un discours le premier jour d’école au Japon devant mes nouveaux professeurs. Aujourd’hui c’est derrière moi. Grâce à mes amis et professeurs, j’ai pu dépassé ma timidité. Ils m’ont toujours encouragée et poussé en avant quand je restais trop en retrait. Résultat : en novembre dernier j’ai posé pour un magazine local (une expérience que j’adorerais renouveler) et en décembre j’ai même pu danser et chanter devant des centaines de personnes. Chose impensable l’année précédente. Ça a été une grosse surprise pour ma maman qui avait toujours l’image de la « petite fille qui se cachait derrière le rideau au spectacle de danse en CP ».

 Capture d’écran du DVD du concert des ASO48 – Hakata Starlanes – décembre 2013

LE JAPON M’A… RÉVÉLÉE !

Avant quand on me demandait ce que j’aimais je répondais le Japon. A part ça je ne savais pas trop ce que j’aimais. J’y pensais souvent : « qu’est ce que j’aime vraiment ? », « quelles sont mes passions ? ».I l m’était très difficile d’y répondre. Si, il y avait bien les groupes d’idols.
De septembre 2012 à octobre 2013 environ, j’ai soutenu très activement le groupe Hello!Project (Morning Musume, °C-ute, …) dont je suis fan depuis 10 ans. J’ai dépensé des milliers de yens en concerts, goods, cds et me suis éclatée pendant une année, rencontré les membres, ai pris des photos avec elles etc… tout ce que je ne pouvais pas faire vivant en France quoi.
Il y a a peu près un an, j’ai fait une visite express de 24h à Tôkyô pour assister au concert anniversaire de ma membre des Morning Musume préférée. Ne m’étant que moyennement amusée, j’ai réalisé dans l’avion du retour que dépenser autant pour des chanteuses était vraiment jeter l’argent par les fenêtres. Alors j’ai décidé d’espacer mes achats et de ne plus aller aux évènements hors de la préfecture. A force, je me suis petit à petit désintéressée, au point que cela me soit égal de ne plus aller aux concerts. Même si j’aime toujours les groupes, je ne pourrais pas revenir dans le bain comme l’an passé.

Depuis, je me suis découvert une passion pour la cérémonie du thé, la cuisine régionale de Kyûshû, Alice au Pays des Merveilles, les restaurants et cafés à thème, la mode japonaise, la danse et les objets girly et kawaii (decouverte de superbes marques japonaises  comme Q-Pot ou Swimmer). Mon style vestimentaire a évolué (j’en parlerais prochainement) et j’ai même changé de goût en matière de déco ! Quelle évolution !

Photo avec les Morning Musume – mai 2013.
LE JAPON M’A… FAIT DÉCOUVRIR UNE NOUVELLE SORTE D’AMITIÉ

Trois jours après mon arrivée, j’avais participé à une danse (odotte mita) avec des fans du Hello!Project et m’étais liée d’amitié avec plein de monde. Pendant un an j’ai participé à des danses, des soirées karaoke, des séances de handshake avec ce groupe (j’en avais un peu parlé ici). Comme j’en parlais plus haut, il y a environ un an, j’ai commencé à m’éloigner un peu de cet univers. A l’époque j’étais aussi très occupée par les ASO48 dont les répétitions prenaient toutes mes soirées et j’ai rencontré mon copain actuel. J’ai alors progressivement cessé d’aller aux soirées et les occasions pour voir mes amis se sont raréfiées. Quelques personnes ont eu la gentillesse de venir au concert des ASO48 et après une dernière danse en janvier, je n’ai plus revu personne.
Il faut dire que les fans au Japon ont une vision très particulière de l’amitié. Ils font une distinction entre les « amis fans » et les « amis de la vie réelle ». On ne parle pas de travail ou de famille avec les « amis fans » tout comme on ne parle pas de sa passion pour les Morning Musume à ses « vrais amis ». La frontière est très distincte et respectée. Du coup, même si j’étais très proche de certaines personnes, du moment où je ne vais plus aux soirées, je ne les vois plus. C’est tout juste si on échange deux/trois mots sur Twitter. C’est dommage mais on ne peut rien y faire…

Autrement, je ne suis plus en contact qu’avec trois ou quatre personnes de ma promotion chez Aso College Group. Étonnamment je suis plus restée en contact avec des amis qui suivaient d’autres cours , et donc que je voyais moins souvent, ainsi qu’avec les filles des ASO48.
Alors qu’au départ je n’en avait pas du tout envie, récemment je commence à vouloir me faire des amies françaises de mon âge sur Fukuoka ou Kyûshû. J’espère d’ailleurs rencontrer Agnès bientôt !

 Kyûshû Hatsu – Tournage d’un odotte mita – janvier 2014.

LE JAPON M’A… FAIT CHANGER D’HORIZON PROFESSIONNEL !

Comme vous le savez surement je suis graphiste et c’est un métier que j’adore. En fait ce n’est même pas un métier, c’est une passion.
Entre mon précédent travail et mon nouveau que j’ai commencé en avril, il s’est écoulé 18 mois.
Pendant ce laps de temps, j’ai presque totalement écarté le graphisme pour me concentrer sur le japonais et grâce l’école Aso College Group, j’ai découvert d’autres métiers, notamment dans le secteur du tourisme.
Après 6 mois en entreprise, j’en suis sûre : rester assise sur une chaise pendant 8 heures au milieu d’un open space pour créer des bannières n’est plus ce que je souhaite faire.
Il y a plein de choses que je rêve de pouvoir faire :
j’ai envie de faire la promotion de ma région,  d’aider les français à venir étudier le japonais sur Fukuoka et Kyûshû, leur faire découvrir le sud du Japon. Tout cela en créant un lien avec le graphisme et en travaillant en freelance. Pour le moment je suis bloquée par mon visa mais si un jour je devais me marier ici, je tenterais sûrement ma chance dans ce secteur.

LE JAPON M’A… FAIT MAIGRIR !
Septembre 2012 vs novembre 2013

Je suis arrivée au Japon pesant environ 65 kilos et ne parvenant pas à maigrir. En un peu moins d’un an je suis tombée à 50kg. Lors de mon passage dans les ASO48, j’ai même du descendre vers 48/47kg (plus de quatre heures de danse quotidiennement ça aide !). Le tout sans faire attention à mon alimentation. Alors que je faisais assez attention en France et que je ne perdais pas un gramme, je me suis permise chips et autres gourmandises, sans me priver. L’alimentation japonaise me convient-elle mieux ? Ou alors c’est grâce à mes trajets quotidiens en vélo, chose que je ne faisait pas en France ? Mystère. D’autant plus que les étrangers ont tendance à prendre du poids au Japon.
Depuis que j’ai recommencé à travailler, j’amerais reprendre un peu de sport car je suis devenue accro ! Mais que faire ? Peut-être du taiko, tambour japonais.

LE JAPON M’A… RENDUE BILINGUE !

Bon, j’exagère un peu. Mais en deux ans les progrès ont été fulgurants. Je comprends presque 100% de ce que j’entends, que ça soit quotidiennement dans une conversation ou à la télévision.
A l’oral, je suis à l’aise. Grâce au travail, je ne fais plus de faute de keigo (敬語, langage soutenu). Mon prochain objectif est de parler le Hakata-ben, dialect de Fukuoka, que je comprends mais n’ose pas encore utiliser et de réduire mon accent français qui est encore bien trop présent à mon goût.
Niveau écriture, même si mon copain me dit que j’ai une écriture d’enfant, mes traits se sont améliorés. J’ai néanmoins beaucoup perdu depuis avril car je n’utilise que l’ordinateur et l’iPhone. Pour y remédier, j’ai acheté des cahiers d’exercices pour enfants sur lesquels je m’entraîne tous les jours.
J’ai raté le JLTP N1 de 15 points l’an dernier, et compte le repasser en décembre ou juin prochain. Ca va être dur de replonger dans les livres de compréhension écrit, mon point faible.

Banquet en l’honneur des meilleures élèves de l’établissement – Aso College Group – février 2014

LE JAPON M’A… RENDUE HEUREUSE !

C’est le principal n’est-ce pas ? J’ai enfin trouvé un endroit ou je me sens bien, où la vie me convient. De super amis, un copain en or, un appartement dans un quartier sympa, un travail, certes avec des hauts et des bas mais un travail quand même, je ne pouvais rêver mieux.
Ces deux années ont été intenses, riches en changement. Le Japon m’a apporté beaucoup. J’ai changé, j’ai mûri mais au fond je reste toujours la même, cette petite fille qui adore regarder les minéraux et faire des promenades dans les cimetières. Rendez-vous dans quelques années.

Mes petites adresses – Sû-san Udon

Sû-san est une charmante cantine familiale et conviviale perdue en pleine campagne japonaise. C’est un de mes petits trésors, ceux dont on souhaite garder l’existence secrète quelque temps. C’est pourquoi j’ai attendu presque une année avant de le présenter.

LE CADRE ET L’AMBIANCE

Vu de dehors, le restaurant ne paye pas de mine mais à peine la porte coulissante passée, on a l’impression de venir manger chez sa grand-mère. Ça sent bon les légumes et le bouillon, une toile cirée recouvre la table principale, les rideaux sont à petites fleurs et les murs un peu défraichis. On s’attendrait presque à entendre un « okaerinasai » (お帰りなさい, « bienvenue à la maison »).
On peut choisir de s’installer à table, au comptoir ou par terre à la japonaise en enlevant ses chaussures (avec un espace pour les jambes en dessous de la table). 

Des affiches, souvent jaunies par le temps, sont installées un peu partout avec le menu, le fonctionnement du restaurant, des idées de recettes ou encore des choses plus amusantes comme « la viande frite n’est pas faite sur place, le goût sera le même que celle du supermarché, ne vous attendez pas à quelque chose d’extraordinaire » ou encore « Sû-san n’entends pas bien à cause de l’eau des nouilles, ne pensez pas que c’est à cause de l’âge ». On ne s’ennuie pas, il y a toujours quelque chose à observer.

Vu son emplacement, les clients sont essentiellement des gens du quartiers, des habitués. Le patron (Sû-san) est un sympathique grand-père et les autres membres du staff sont des grands-mères adorables qui vous saluent chaleureusement et n’hésitent pas à faire un brin de conversation entre deux encaissements et en vous rappelant de prendre tel légume pour faire un repas équilibré. les enfants du quartier les appellent d’ailleurs « mamie » (obaachan).

Le menu… tout en japonais !

1. Commandez des sobas ou des udons. 
2.Allez vous servir au buffet (prenez garde de manger de tout, même les aliments que vous n’aimez pas. De cette façon vous resterez en bonne santé). 
3. Rapportez votre plateau au comptoir.
4. Encaissement.
LA CUISINE

En premier il faut commander un bol de nouilles et le temps qu’elles arrivent (environ 3 minutes d’attente), aller se servir en légumes et accompagnements au buffet à volonté situé au cœur du restaurant.

La carte propose une dizaine de sortes de nouilles, udon ou soba, froides ou chaudes. Cette fois, je me suis laissé tenter par des sobas classiques chaudes. Elles étaient très bonnes et le bouillon était goûteux. Niveau quantité, c’était juste ce qu’il fallait. En accompagnement, j’ai choisi des prunes marinées umeboshi, un tempura de patate douce et un de gobo (grande bardane) et du choux émincé. Tout était très bon, on sent vraiment que c’est fait-maison. A table il y avait aussi des zaru soba (sobas froides déposée sur un tressage de bambou) très bonnes mais un peu épaisses, du riz façon kashiwa et divers condiments.

En boisson, de l’eau et du thé sont proposés gratuitement.

LE RAPPORT QUALITÉ PRIX

 Un bol de nouilles coûte entre 550 et 770Y (entre 4 et 6€), un bol de riz 50Y (0,36€) et le buffet des légumes à volonté est à 20Y (0,14€) soit un rapport qualité prix imbattable. Les enfants de moins de 3 ans mangent pour 50Y et ceux jusqu’en primaire ont deux boules de glace gratuites (matcha et fraise, miam).

Une excellente adresse donc, que je recommande à 100% ! Elle n’est pas la plus accessible mais cela reste une bonne idée pour une vraie expérience japonaise, loin des restaurants de centre-ville.

ACCÈS ET INFORMATIONS PRATIQUES

SÛ-SAN UDON
Adresse :
3 Chome-2-18 Doi, Higashi Ward, Fukuoka, 813-0032

Prix :
à partir de 550Y

Horaires :
ouvert 7 jours sur 7 de 11h à 22h

Accès :
6 minutes à pieds depuis la gare de Doi (土井), ligne Kashii.